Marchés

Un marché mondial tendu jusqu’en 2010/11

Après des campagnes sucrières marquées par un équilibre fragile de la production et de la consommation (2010/11) ou par un déficit important (14 Mt en cumul sur les deux campagnes 2008/09 et 2009/10), la production de sucre a atteint un niveau record en 2011, ce qui, après une flambée des cours mondiaux, a entraîné un repli des prix qui se poursuit en 2012 (environ 550 $ / t pour le sucre blanc et 430 $ / t pour le sucre roux à l'automne 2012).

Les stocks à fin 2011 ont garanti des disponibilités suffisantes en 2012, partiellement absorbées par l'augmentation de la demande de l'industrie et les exportations de sucre hors-quota.

Des exportations en hausse

En Europe, la restructuration engagée dans le secteur sucrier a conduit à des abandons de quotas. Toutefois, les rendements et la teneur en sucre exceptionnels de 2011, confortés par les résultats obtenus en 2012, ont permis à l’Union européenne de revenir en force sur le marché mondial, France en tête. Cette hausse a permis de livrer plus de sucre sur l’Union européenne (+ 13 %) et d’accroitre les exportations sur les pays-tiers (sucre hors quota pour l’essentiel, + 52 %).

L’Union européenne représente le débouché principal pour le sucre français, en volume (1,8 Mt) comme en valeur (1 milliard d’euros). Les exportations de sucre français s’élèvent à 1,1 milliard d’euros en valeur, soit le quart du chiffre d’affaires de la filière. Le solde des échanges extérieurs est structurellement positif.

Chiffre-clé

1,1 milliard d'euros : c'est le solde positif du commerce extérieur du sucre en 2012