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Un marché mondial tendu jusqu’en 2010/11
Les trois dernières campagnes sucrières ont été marquées soit par un équilibre fragile de la production et de la consommation (2010/11) soit par un déficit important (14 Mt en cumul sur les deux campagnes 2008/09 et 2009/10). La production mondiale de sucre a en effet connu un recul très important lors de ces campagnes, et ce n’est qu’en 2011/12 qu’elle retrouvera un niveau supérieur à celui de 2007/08. Malgré une croissance ralentie, la consommation mondiale de sucre n’a été couverte qu’en puisant dans les stocks. De ce fait, le ratio stocks/consommation est descendu à son plus bas niveau historique depuis 1995/96.
Cette situation est la cause première de la flambée des cours mondiaux du sucre jusqu’en 2010/11. Ils atteignent des records inégalés depuis 30 ans, à 880 $/t pour le sucre blanc et 690 $/t pour le sucre roux en juillet 2011.
Des exportations en hausse
En Europe, la restructuration engagée dans le secteur sucrier a conduit à des abandons de quotas. Toutefois, les rendements et la teneur en sucre exceptionnels de la dernière campagne ont permis à l’Union européenne de revenir en force sur le marché mondial, France en tête. Cette hausse a permis de livrer plus de sucre sur l’Union européenne (+13 %) et d’accroitre les exportations sur les pays-tiers (sucre hors quota pour l’essentiel, +52 %).
L’Union européenne représente le débouché principal pour le sucre français, en volume (1,8 Mt) comme en valeur (1 milliard d’euros). Les exportations de sucre français s’élèvent à 1,1 milliard d’euros en valeur, soit le quart du chiffre d’affaires de la filière. Le solde des échanges extérieurs est structurellement positif, avec 0,9 milliard d’euros en 2009.

