11/10/2017 - Céréales, commerce extérieur, production blé dur, blé tendre, maïs, orges, exportations, importations, collecte

Conseil spécialisé céréales du 11 octobre 2017

Le conseil spécialisé pour la filière céréalière s'est réuni le 11 octobre 2017 pour examiner les nouvelles prévisions pour la campagne commerciale 2017/18 et faire le point sur l’avancement de la récolte de maïs 2017 et des semis de cultures d’hiver pour la récolte 2018. Au-delà de la conjoncture de court terme, le conseil s’est également penché sur l’actualisation de la stratégie de la filière céréalière après 2018.

Stratégie de la filière céréalière : garantir la régularité de la production et répondre aux exigences qualitatives des différents marchés, deux enjeux majeurs pour l’avenir

 À la demande de FranceAgriMer, le cabinet Blézat Consulting a réalisé un travail d’évaluation des évolutions du contexte économique, réglementaire et sociétal de différentes filières agricoles depuis la définition des premières stratégies nationales à l’horizon 2025, publiées en 2014.

Alors que les perspectives semblaient plutôt porteuses en 2013 pour la filière céréalière française, le positionnement de l’offre française est plus incertain après une succession de récoltes très hétérogènes en quantité comme en qualité, dans un contexte de prix orientés à la baisse et de concurrence toujours plus forte sur le marché mondial.

Pourtant, la production céréalière française reste majeure dans le paysage mondial, en particulier pour le blé, malgré l’accident de 2016 dû à de très mauvaises conditions climatiques, souligne le cabinet qui préconise, pour l’avenir, de mettre l’accent sur les enjeux quantitatifs et qualitatifs dans le cadre de la stratégie de filière et de poursuivre sur la voie « produire plus, produire mieux ».

Il faudra aussi veiller à assurer la cohérence entre les orientations stratégiques de la filière et les décisions politiques et réglementaires, en veillant à concilier préoccupations sociétales et réalisme économique, estime le cabinet. Enfin, l’enjeu de gestion des aléas, reste également prioritaire, comme pour d’autres filières, à l'aune des discussions sur la future PAC.

France : démarrage de la récolte de maïs 2017 et des semis de céréales d’hiver pour la récolte 2018

La récolte de maïs 2017 a démarré dans la totalité des régions productrices. À l’échelle nationale, 15 % des surfaces de maïs étaient récoltées début octobre (contre 9 % en 2016), avec de fortes disparités régionales. Les conditions de culture sont bonnes à très bonnes pour 80 % des surfaces nationales en maïs, avec des notes un peu moins bonnes dans les régions qui ont souffert de la sécheresse ou de restrictions d’irrigation. Les semis de céréales d’hiver pour la récolte 2018 ont également démarré dans le nord-est et le nord. À l’échelle nationale, 8 % des surfaces de blé et 14 % des surfaces d’orges d’hiver étaient semées, début octobre.  

Pour en savoir plus : https://cereobs.franceagrimer.fr/Pages/publications.aspx  

Nouvelles prévisions pour la campagne commerciale 2017/18

Blé tendre : prévisions de ventes revues à la hausse vers la Belgique, l’Espagne et le Portugal

Sur le marché intérieur français, les utilisations de blé sont maintenues au même niveau que le mois dernier, pour les secteurs de l’alimentation humaine comme pour les utilisations industrielles.

Les ventes vers les autres pays de l’Union européenne sont, en revanche, révisées à la hausse à plus de 8 Mt (+ 200 000 tonnes par rapport au mois dernier, à destination de la Belgique, de l’Espagne et du Portugal, principalement). Pour l’heure, les prévisions d’exportations de grains vers les pays tiers sont maintenues à 10,2 Mt, mais supposent de gagner en compétitivité face aux origines mer Noire, notamment russes, disponibles en quantité et à bas prix sur le marché mondial. Les prévisions d'exportations françaises de farine sont également revues à la baisse vers les pays tiers, au vu des exportations réalisées depuis deux mois.

Blé dur : davantage de disponibilités pour approvisionner nos clients de proximité

Avec le retour à la normale de la production française de blé dur à plus de 2,1 Mt, la France pourrait exporter plus d’1 Mt vers l’Union européenne et 350 000 tonnes vers les pays tiers. L’utilisation de blé dur par les semouliers français, débouché stable depuis plusieurs années, est maintenue à un peu moins de 0,5 Mt.

Orges : prévisions de collecte française et d’exports vers les pays tiers révisées à la baisse

Comme le mois dernier, les prévisions d’utilisation d’orges par les fabricants du bétail français sont maintenues à 1,3 Mt, en baisse par rapport à l’an dernier. Les ventes vers l’Union européenne pourraient atteindre 3,3 Mt tandis que les exportations vers les pays tiers sont révisées à la baisse à 3,3 Mt (- 200 000 tonnes par rapport au mois dernier). En effet, malgré le constat renouvelé d’une forte demande sur le marché mondial, la révision à la baisse de la collecte prévisionnelle (- 200 000 tonnes par rapport au mois dernier) réduit d’autant les disponibilités pour l’exportation.

Maïs : davantage d’incorporations en alimentation animale

Le service statistique du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a révisé à la hausse ses estimations de récolte de maïs grain à près de 12,6 Mt. Les prévisions de collecte sont ainsi portées à près de 11,1 Mt. Les estimations de consommation sur le marché intérieur sont maintenues par rapport au mois dernier : 2,6 Mt par les fabricants d’aliments du bétail et 2,25 Mt par les amidonniers.Les ventes vers l’Union européenne pourraient atteindre 4,8 Mt, à destination principalement de l’Espagne et du Benelux, mais aussi de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et de l’Irlande.

Pour en savoir plus, consulter l'intégralité du communiqué de presse ainsi que les documents diffusés à l'occasion du conseil.