22/06/2018 - Céréales, Conseil spécialisé, commerce extérieur blé, blé dur, céréale, maïs, orges, céréales, exportations, importations

Conseil spécialisé pour la filière céréalière du 13 juin 2018

Le conseil spécialisé pour la filière céréalière, réuni le 13 juin 2018 sous la présidence de Rémi Haquin, a validé les dernières prévisions de FranceAgriMer pour la campagne commerciale 2017/18. Le conseil a également pris connaissance de l’évolution de l’état des cultures de céréales pour la récolte 2018, sur la base des observations du réseau Céré’Obs piloté par FranceAgriMer. Un focus sur la filière céréalière ukrainienne a été présenté à la filière française ainsi qu'une analyse concurrentielle sur les coûts de production et de mise en marché du blé tendre.

France : les stocks d’orges et de maïs s’alourdissent

Les prévisions de livraisons de blé tendre vers l’Union européenne pour la campagne commerciale 2017/18 sont confirmées à plus de 9 Mt.                    

Les prévisions d’exportations de blé tendre vers les pays tiers sont maintenues à 8,4 Mt, sous réserve des retards potentiels d’acheminement de marchandises liés aux grèves SNCF d’ici le 30 juin prochain. 

Au total, le stock de blé de fin de campagne devrait se situer entre 2,5 et 2,6 Mt, sauf retard d’acheminement de marchandises d’ici la fin de la campagne.

Concernant les orges, les prévisions de ventes vers l’Union européenne sont très légèrement ajustées à la hausse. En revanche les prévisions d’exportations vers pays tiers sont révisées à 2,8 Mt. Le stock de fin de campagne s’alourdit par voie de conséquence à 1,4 Mt.

Le stock final de maïs s’alourdit également par rapport au mois dernier à plus de 2,8 Mt  en raison de divers ajustements sur les postes du bilan prévisionnel.

En 2017/18, la Russie a dominé le commerce mondial du blé, avec un volume d’exportations proche de 40 Mt. En dépit de prévisions mondiales en baisse pour 2018/19, la Russie devrait maintenir sa position de 1er exportateur mondial, compte tenu d’un stock record. 

État des céréales pour la récolte 2018 : légère dégradation des conditions de culture sous l’effet des pluies et des orages

Les céréales à paille avaient toutes atteint le stade épiaison au 11 juin 2018, à l’exception de quelques orges de printemps. Les semis de maïs sont presque terminés. Les conditions de culture sont bonnes à très bonnes pour près des trois-quarts des surfaces semées en céréales. Elles se sont dégradées au cours des dernières semaines sous l’effet des pluies et des orages.

Filière céréalière ukrainienne : des marges de progression importantes

FranceAgriMer a présenté un focus sur l’Ukraine, qui compte 60 000 exploitations professionnelles, Les pays de la Mer noire constituent un redoutable concurrent pour l’Union européenne, en raison de très bons résultats qualitatifs sur le marché international en termes de dureté et de taux de protéines. En 2017/18, l’Ukraine est le sixième exportateur mondial de blé, le quatrième exportateur de maïs et le troisième exportateur d’orge.

Si l’agriculture ukrainienne est en plein essor, notamment pour les grains, elle reste confrontée à un certain nombre de freins comme la logistique,  le manque d’investissements, le régime de propriété foncière et le niveau élevé des taux d'intérêt.

Reste que le pays a adopté les normes de l’Union européenne pour développer ses exportations vers cette destination, y compris pour les produits transformés. Pour l’heure, l’Ukraine exporte surtout des graines de colza, des tourteaux et de l’huile de tournesol vers la France.

Blé tendre : analyse concurrentielle sur les coûts de production et de mise en marché

Le conseil spécialisé a débattu des coûts de production et de mise en marché du blé tendre, sur la base d’une étude réalisée par le cabinet Agrex Consulting pour l'année 2015. Si la France est plutôt mieux positionnée que ses concurrents européens sur les charges opérationnelles, ce n’est pas le cas par rapport aux grands exportateurs mondiaux. La France affiche aussi des charges fixes parmi les plus élevées.

La France est plutôt compétitive sur les frais de logistique mais aussi en termes de productivité.

En résumé, la France apparaissait comme plutôt compétitive par rapport à ses concurrents en 2015 ; cependant si ces derniers gagnent en compétitivité en termes de logistique et/ou de rendements, ce classement pourrait rapidement évoluer, ce que semblent confirmer les campagnes commerciales récentes.

Pour en savoir plus, consulter l'intégralité du communiqué de presse ainsi que les documents diffusés à l'occasion du conseil du 13 juin 2018.