10/05/2017 - production, stade de production qualité, classement

Le dispositif de sécurité sanitaire français classé au 2ème rang mondial par l’Economist Intelligence Unit

La publication d’analyse économique The Economist Intelligence Unit (EIU) a publié un classement des pays en fonction de leur performance en termes de sécurité alimentaire (données de juin 2016) : http://foodsecurityindex.eiu.com/Index

Selon ce classement, les États-Unis se classent en 1ère position et la France est 6ème ; il convient de souligner que la France se classe en 2ème position (juste après le Portugal) en termes de "qualité et sécurité de l’alimentation".

Il est intéressant, par ailleurs, de considérer le classement du N° 1, les États-Unis, au regard des trois critères retenus :

  • Coût de l’alimentation : Les États-Unis se classent en 2ème position ; ce résultat n’est pas surprenant dans la mesure où les aliments y sont très bons marché (sans se prononcer sur la question des facteurs de production utilisés (cultures OGM, antibiotiques et hormones pour la viande et le lait, qui réduisent les coûts de production, et de fait le coût des aliments). La France a un résultat moyen, en 19ème position.
  • Disponibilité des aliments : Les États-Unis se classent en 1ère position ; ce résultat n’est pas étonnant non plus, au vu de l’abondance alimentaire qui prévaut dans ce pays. La France est également très bien classée, en 4ème position, soulignant le haut niveau de sa sécurité alimentaire.
  • Qualité et sécurité sanitaire : La 3ème place des Etats-Unis, avant les grands pays de l’Union européenne (l’Allemagne est en 20ème position, par exemple), pose en revanche question et conduit à s’interroger sur les critères retenus dans l’étude. En effet, les déclarations de foyers d’E. coli sur des viandes, dans une chaine de restaurant, ou une autre toxiinfection alimentaire, sont fréquentes voire quasi-quotidienne

Quoi qu’il en soit, la position en 2ème place de la France, selon ce critère, souligne la qualité et la fiabilité du dispositif sanitaire français ; ce rang constitue une véritable reconnaissance de notre dispositif, de la part d’une publication peu suspecte de biais francophile.