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La production de la filière pêche et aquaculture en 2010
Après une année 2009 difficile, la filière pêche et aquaculture a su reprendre le dessus en 2010 malgré la crise. Elle se transforme également, pour assurer sa pérennité. La production compte 23 000 emplois dont 28 000 dans les DOM ; 300 mareyeurs regroupent 4 700 emplois.
Produits et niveaux de production
La pêche française est restée globalement stable en 2010, avec 205 000 tonnes commercialisées en halles à marée. Au total, la production fraîche et congelée, atteint 470 000 tonnes, dont 300 000 pour la pêche fraîche. Une meilleure tenue des prix au débarquement et des économies d’énergie peinent à compenser une forte hausse du prix du gazole.
La conchyliculture produit 195 000 tonnes de coquillages, essentiellement des moules et des huîtres, mais la surmortalité des naissains d’huîtres depuis 2007 affecte durablement la filière et réduit les quantités disponibles. D’autre part, la tempête Xynthia, en février 2010, a occasionné de lourds dégâts aux exploitations installées sur la façade centre-atlantique.
La filière piscicole, enfin, produit chaque année 50 000 tonnes de poissons marins et d’eau douce (essentiellement des truites dans ce dernier cas).
Organisation de la filière
Les 38 halles à marée que compte la France commercialisent les deux tiers de la pêche fraîche et font des mareyeurs des acteurs clefs de la filière. Ces derniers alimentent aussi bien les grossistes que la distribution et les restaurants. La transformation couvre les préparations à base de poisson, la surgélation, les conserveries et la saurisserie (fumage, séchage, salage). Les GMS assure 68 % de la distribution des produits frais, davantage pour les surgelés, transformés et conserves ; les poissonneries restent dynamiques en produits frais, notamment dans les régions maritimes et les grandes villes. La restauration commerciale couvre 27 % de la consommation de produits frais. Avec 35 kg / an / hab de produits aquatiques, la France occupe le troisième rang en Europe.
La réforme à venir de l’organisation commune de marché (OCM) pêche est l’occasion, pour la filière, de repenser son organisation. La moitié des 4800 navires métropolitains apportent 80 % de la production nationale à 18 organisations de producteurs. Jusqu’en 2010, seules les filières conchylicoles et piscicoles disposaient d’une interprofession. Dans le contexte de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche publiée en 2010, la filière pêche se dote d’une gouvernance économique, avec l’objectif de promouvoir la pêche française de qualité. Les propositions de réforme de l’OCM insistent sur l’organisation économique de la filière.

