-
Grandes cultures
-
Sucre
-
Lait
-
Viandes
-
Fruits et légumes
-
Vin et cidriculture
-
Horticulture
-
Pêche et aquaculture
-
Plantes à parfum, aromatiques et médicinales
-
Autres filières
La production de viandes rouges en 2010
Après une année 2009 morose, comme l’avaient été les précédentes, 2010 a vu la situation des viandes rouges s’améliorer et la décapitalisation du cheptel ralentir.
Inquiétudes sur l’avenir
Le niveau de production de la filière est affecté par l’incertitude liée aux évolutions de la politique agricole commune après 2013 et par les questionnements environnementaux. Si la France reste le premier producteur européen de viande bovine (20 millions de têtes, dont 54 % de vaches allaitantes), le cheptel des génisses diminue fortement (- 10,5 % pour les femelles nourrices de 1 à 2 ans). L’abattage de gros bovins finis, lui, atteint son plus haut niveau depuis six ans (1,32 million de tonnes équivalent carcasse (tec)).
La production de veaux de boucherie se tient bien en 2010, le nombre d’animaux mis en ateliers d’engraissement augmentant de 2,4 %, soit 20 800 veaux. La filière s’adapte ainsi à l’évolution de consommation, en déclin depuis 25 ans mais qui montre des signes de reprise.
Les cheptels ovin et caprin décroissaient considérablement en raison d’une demande moindre et de prix trop bas. Depuis 2009, cette chute s’est ralentie et la tendance s’est même inversée quant aux prix à la production. En 2010, le territoire héberge plus de 5 millions de brebis allaitantes ou laitières chez 37 000 éleveurs et 1,3 million de chèvres chez 3200 producteurs.
Les 5000 tonnes de viande de cheval produites chaque année en France proviennent des chevaux de trait et de la réforme des chevaux de loisir.
Une filière intégrée
La filière veau, très intégrée, joue un rôle de régulation des filières lait et viande. Ses besoins en aliments d’allaitement constituent en effet un débouché pour le lait quand l’abattage permet de bien valoriser la viande.
Au niveau de la filière bovine, la mise sur le marché se partage entre coopératives (1/3), négociants, organisations de producteurs et marchés aux bestiaux. L’abattage est essentiellement le fait du secteur privé.
Enfin, la filière ovine se divise entre un système de production axé sur la valorisation des surfaces herbagères et un second tourné vers la production d’agneaux en bergerie.

