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Le marché des oléo-protéagineux en 2010
En conjonction avec la flambée des prix des céréales, les cours des oléo-protéagineux ont vécu une année 2010 de forte hausse, confirmant l’importante volatilité de leurs cours.
Marché intérieur
L’essentiel de la production d’oléagineux est à destination du marché français, qu’il s’agisse de l’huilerie, de l’alimentation animale ou, désormais, des biocarburants et de la chimie verte, ce qui oblige à repenser les équilibres. La production française d’huiles végétales a atteint 2,5 millions de tonnes en 2009.
Le colza, dont l’huile est très demandée par les industries alimentaires et non-alimentaires, permet de limiter la dépendance française en tourteaux de soja, grâce à la substitution avec les tourteaux de colza. Cependant, l’année 2010 correspond à un repli, les fabricants d’aliments du bétail s’étant montrés moins demandeurs.
Les débouchés du soja, 500 000 tonnes pour la trituration, 115 000 tonnes pour les fabricants d’aliments du bétail et l’extrusion, restent insuffisants pour satisfaire la demande intérieure.
Commerce extérieur
La France est toujours très dépendante des importations de soja, dont les fabricants d’aliments de bétail ont un besoin constant pour assurer les besoins en protéines des animaux (110 000 tonnes). À l’opposé, elle exporte 360 000 tonnes de tournesol, principalement vers l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas, qui en manquent pour la trituration. Les exportations de colza ont diminué de moitié en 2010 (850 000 tonnes), le marché intérieur étant plus demandeur cette année.
Au contraire des oléagineux, l’exportation des protéagineux est plus importante, elle représente presque la moitié de la production française, en hausse de 68 % pour les pois protéagineux en 2010. Elle constitue un substitut à moindre coût des tourteaux de soja pour les fabricants d’aliments de bétail, y compris français d’ailleurs. Les féveroles, elles, quittent dans leur grande majorité le territoire national, pour l’Égypte notamment. Hors Union européenne, elles sont en effet également utilisées pour l’alimentation humaine, alors que l’Europe les réserve aux animaux.
Le cas particulier de l'huile d'olive : la production française (6 000 tonnes par an) est très largement insuffisante pour couvrir les besoins de consommation (100 000 tonnes par an). Les importations proviennent en majorité d'Espagne et d'Italie.
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Seulement 23 % de la production d’oléagineux est exportée (Allemagne, Belgique, Espagne). Quasiment la moitié des protéagineux française sont destinés à l’export. |

