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Le marché des oléo-protéagineux en 2012

La volatilité des cours, moins forte que lors de la campagne précédente, reste toutefois un sujet de préoccupation majeur des opérateurs. La campagne 2012/13 s'est ouverte sur une flambée des cours des principales céréales et des oléagineux, liée à l'insuffisance des précipitations et aux températures caniculaires qui ont frappé la Russie et les grandes plaines américaines.

Marché intérieur

L’essentiel de la production d’oléagineux est à destination du marché français, qu’il s’agisse de l’huilerie, de l’alimentation animale ou, désormais, des biocarburants et de la chimie verte, ce qui oblige à repenser les équilibres. La production française d’huiles végétales a atteint 2,5 millions de tonnes en 2012.

Le colza, dont l’huile est très demandée par les industries alimentaires et non-alimentaires, permet de limiter la dépendance française en tourteaux de soja, grâce à la substitution avec les tourteaux de colza. Cependant, l'année en 2012 a été marquée par une moindre demande des fabricants d’aliments du bétail en colza. 

L'essentiel de la production de tournesol (1,5 million de tonnes en 2012) est dédiée à la trituration (1,1 million de tonnes), 450 000 tonnes étant exportées vers l'Union européenne.

Les débouchés du soja, 600 000 tonnes pour la trituration, 110 000 tonnes pour les fabricants d’aliments du bétail et l’extrusion, et 50 000 tonnes pour l'alimentation humaine, ont nécessité pour être satisfaits des importations conséquentes, de l'ordre de 670 000 tonnes.

Commerce extérieur

La France est toujours très dépendante des importations de soja, dont les fabricants d’aliments de bétail ont un besoin constant pour assurer les besoins en protéines des animaux  (110 000 tonnes) . À l’opposé, elle exporte environ 450 000 tonnes de tournesol, principalement vers l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas, qui en manquent pour la trituration. Les exportations de colza  vers l'Union européenne représentent quant à elle 20% des utilisations en 2012.

Au contraire des oléagineux, l’exportation des protéagineux est plus importante, elle représente plus de la moitié de la production française, la faiblesse des volumes produits en France n'incitant pas les fabricants d'aliments du bétail à les incorporer aux formulations préparées. Pois et fèveroles constituent pourtant des substituts des tourteaux de soja à moindre coût. Les féveroles quittent dans leur grande majorité le territoire national, pour l’Égypte notamment. Hors Union européenne, elles sont en effet également utilisées pour l’alimentation humaine, alors que l’Europe les réserve aux animaux.

Le cas particulier de l'huile d'olive : la production française (de 4 000 à  7 000 tonnes par an) est très largement insuffisante pour couvrir les besoins de consommation (100 000 tonnes par an). Les importations proviennent en majorité d'Espagne et d'Italie.

Au total, environ un quart de la production d’oléagineux est exporté (Allemagne, Belgique, Espagne).

 Près de la moitié des protéagineux français est destinée à l’export en 2012.