L’action de FranceAgriMer

Plus encore que pour d’autres filières, FranceAgriMer s’implique auprès de la filière pêche et aquaculture : communication en direction du public et responsabilisation des acteurs comptent parmi les chantiers engagés depuis quatre ans.

Préparer la réforme de l'OCM

Les réflexions sur la réforme de l’organisation commune de marché (OCM) pêche ont continué en 2010 et 2011 au sein de FranceAgriMer. Un groupe de travail dédié a permis au ministre de transmettre à la Commission européenne une synthèse de filière validée par le Conseil spécialisé et recommandant des évolutions structurelles, notamment au niveau des organisations de producteurs et des interprofessions. Leurs budgets qualité et organisation, trop faibles, pourraient être renforcés tandis que celui consacré aux retraits diminuerait. La filière insiste pour que les règles communautaires autorisent la mise en avant des niveaux de protection de la ressource, de qualité et de conditions sociales plus élevés dans l’Union européenne que dans la plupart des pays tiers. Des règles d’étiquetage plus explicites pour le consommateur ont été demandées. La filière française, qui bénéficie désormais de la marque Pavillon France grâce à France Filière Pêche , demande que en effet que l'étiquetage des produits renseigne davantage les consommateurs sur la provenance de ses achats.

Au vu de l'ampleur de la réforme à engager, le groupe de travail OCM va poursuivre ses travaux.

Accompagner la conchyliculture et la pisciculture

Les Assises de la conchyliculture de 2010 ont été, pour les professionnels, l’occasion de déterminer les actions à entreprendre à moyen terme pour répondre à la crise sanitaire qui les touche depuis plusieurs années. Aider les producteurs touchés, mais aussi développer la recherche biogénétique et diversifier les exploitations, fidéliser le consommateur malgré un contexte tendu font partie des axes retenus. En 2012, FranceAgriMer a continué d'accompagner le Comité national de la conchyliculture, porteur de ces évolutions. Les aides publiques, reconduites depuis 2009, ont permis de sauvegarder les structures de production.

En aquaculture, la production de truites compte parmi les plus importantes en Europe. La pisciculture marine est limitée par les utilisations concurrentes de nos côtes. L’établissement appuie ce secteur qui doit rester à la pointe de la qualité et de la promotion face aux productions concurrentes mondialisées.

Appuyer les organisations professionnelles

La restructuration de la filière passe par la fusion des organisations de producteurs (OP) : plus puissantes, celles-ci seront aussi plus efficientes, notamment pour la gestion de la ressource par façade maritime. 11 OP ont ainsi bénéficié de 2,66 millions d'euros en 2012. De même, les entreprises de mareyage ont été aidées pour près d'un million d'euros, de manière à moderniser leurs investissements.

Sur le plan économique, FranceAgriMer produit des données qui permettent de suivre et d’anticiper les évolutions de la filière. L'établissement saisit les fiches de pêche (4 000 déclarations par semaine) et exploite les données du RIC (Réseau inter-criées). Les statistiques effectuées et leurs interprétations sont ensuite mises à la disposition de la filière. Le renforcement des pratiques de régulation des quantités prélevées, en vue d’un développement durable, en est un élément important. Dans ce contexte, FranceAgriMer a déposé la marque collective Pêcheur responsable et contribue au projet d’écolabel public inscrit dans la loi Grenelle II.

Ces initiatives devraient permettre aux professionnels qui le souhaitent de s’engager dans des démarches responsables, tant au niveau des techniques de pêche que des nouvelles générations de bateaux, de la transformation et de la commercialisation.

Valoriser les productions

L’établissement finance les actions de promotion et de communication de la filière pêche. Ainsi, en 2012, il a lancé une vaste campagne de communication dans les médias en direction du public pour combattre l’idée tenace selon laquelle le poisson coûte cher... alors qu'il y en a pour toutes les occasions et toutes les bourses. En 2012, les actions de promotion et de communication pour la pêche, l'aquaculture et la conchyliculture ont bénéficié de 6 millions d'euros. Un dossier de presse a été réalisé pour présenter ces filières, leurs chiffres et leurs métiers.

FranceAgriMer est présent à Kidexpo, un salon dédié aux enfants et à leurs parents et éducateurs. Ce sont les prescripteurs et consommateurs de demain : grâce à des ateliers, recettes, ou animations, les petits se familiarisent avec l'univers du poisson.

L'établissement est également présent au Salon de l’agriculture, à Paris, ainsi qu'au Seafood, à Bruxelles, un salon destiné aux entreprises.

FranceAgriMer gère une enveloppe de 15 millions d’euros pour le secteur Pêche et aquaculture complétée par environ 3 millions d’euros de contreparties communautaires du Fonds européen pour la pêche sur des actions économiques, principalement de structuration des organisations de producteurs, d’équipements à terre, d’investissement du mareyage (conjointement avec les collectivités territoriales), d’études et surtout de promotion et communication pour la pêche, la conchyliculture, l’aquaculture.

L’établissement gère en outre des interventions communautaires, environ 4 millions d’euros, principalement destinés aux aides de stabilisation du marché et à l'écoulement de la pêche des départements d’outre-mer.

Pages associées