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Les marchés des viandes blanches en 2010

Crise économique mondiale, alertes sanitaires et modifications des comportements alimentaires influent sur les volumes consommés en France et échangés avec les autres pays.

Consommation en France

Les achats de viande porcine et produits à base de porc sont en baisse sur le marché intérieur, comme les années précédentes. Les Français, en raison de la crise, consomment moins de viande de porc (- 1,9 %), mais davantage de charcuterie (+ 1,6 %).

Sur le marché des volailles, les volumes ont progressé de 5,4 % en 2010. Malgré un prix moyen (7,07 €/kg) plus élevé que pour le porc frais (6,38 €/kg), les consommateurs ont très nettement orienté leurs achats vers les volailles. Les poulets entiers standards et les découpes attirent plus que les poulets Label Rouge, dont le prix est pourtant aussi en baisse. Les dindes voient également une hausse de leurs volumes de ventes, presque au niveau de 2008, en dépit de la hausse de leur prix (+ 2,6 %), tandis que ceux des canards sont stables et ceux des pintades diminuent toujours (- 4,6 %).

Les œufs produits sont pour l’essentiel commercialisés sous forme d’œufs coquille, à destination des ménages et de la restauration hors foyer. La hausse de la production en 2010 a permis de satisfaire la demande et de parvenir à une quasi autosuffisance.

Le foie gras, pour sa part, poursuit sa croissance (+ 3 %) en dépit d’un contexte défavorable. Il reste un aliment festif incontournable pendant les fêtes de fin d’année (70 % des ventes), mais désormais aussi à Pâques. Un ménage sur deux en achète, pour un volume moyen de 290 g/habitant/an.

Enfin, le marché du lapin a vécu une bonne année 2010. Les volumes consommés ont ainsi augmenté de 6,5 %.

Commerce extérieur

La balance commerciale de la viande porcine est marquée en 2010 par une hausse des exportations (+ 1,1 %) comme des importations (+ 1,9 %). Les exportations vers des pays tiers, Russie, Japon, Philippines (+ 36 %), permettent à la France de compenser la baisse des volumes importés par ses partenaires européens (- 4,1 %). Les importations françaises, destinées à compenser les déficits en jambon, proviennent principalement d’Espagne (55 %), et d’Allemagne.

Comme pour le porc, les exportations françaises de volaille sont en hausse vers les pays tiers (+ 2,9 %), et en baisse sur le marché communautaire (- 1,5 %). Les poulets congelés séduisent Proche et Moyen-Orient alors que la production de dinde a augmenté dans les pays européens comme l’Espagne et l’Allemagne. Les importations, essentiellement intracommunautaires (92 %), ont augmenté en 2010 (+ 8,1 %).

L’export de foie gras, essentiellement de canard, concerne un quart des 19 000 tonnes produites en France, principalement à destination de l’Espagne et de la Belgique, ainsi que du Japon et de la Suisse. La France importe de Bulgarie et de Hongrie 1000 tonnes de foie gras d’oie chaque année.

Chiffres-clefs

600 000 tonnes de volailles sont exportées chaque année.

55 % des importations de produits porcins viennent d’Espagne.