Conseil spécialisé céréales du 14 septembre 2016

16/09/2016
Le Conseil spécialisé de FranceAgriMer pour la filière céréalière s’est réuni le 14 septembre 2016 sous la présidence de Rémi Haquin. Dans un contexte de production céréalière record au niveau mondial, la France fait figure d’exception avec une très faible récolte 2016, pénalisée par un enchaînement de mauvaises conditions climatiques.

En dépit de taux de protéines excellents, seulement 20 % des blés français s’avèrent de qualité supérieure ou premium selon la grille de classement d'Intercéréales compte tenu de poids spécifiques particulièrement faibles dans de nombreuses régions affectées par les intempéries du printemps. Toutefois, grâce au travail de tri et d’allotement des collecteurs, la filière céréalière française se mobilise pour répondre aux exigences de ses clients sur tous les segments de marché, malgré des disponibilités limitées.

Blé tendre : des débouchés sur le marché intérieur et vers l'UE privilégiés

Les dernières estimations du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt confirment une récolte française de blé tendre 2016 au niveau particulièrement faible de 28,2 millions de tonnes (Mt), soit - 24 % par rapport à la moyenne 2011-2015.

L’enquête sur la qualité des blés collectés, menée par FranceAgriMer en partenariat avec ARVALIS-Institut du végétal à l’entrée des silos, révèle des taux de protéines record (12,6 % en moyenne nationale), une teneur en eau satisfaisante mais des poids spécifiques souvent très faibles (73 kg/hl en moyenne nationale). En dépit d’indices de chute de Hagberg très satisfaisants et d’une bonne force boulangère, les poids spécifiques s’avèrent dans la plupart des cas pénalisants pour les rendements en farine. Les disponibilités en blé panifiable seront toutefois suffisantes pour approvisionner la meunerie française qui consomme chaque année environ 5 Mt de blé tendre.

FranceAgriMer table par ailleurs sur une augmentation des utilisations par les fabricants d’aliments du bétail français à 5,3 Mt, dans un contexte de prix relativement bas et de disponibilités importantes en blé fourrager.

Concernant les prévisions d’exportations vers les pays tiers, FranceAgriMer prévoit à ce stade un net recul à 4,7 Mt, contre 12,6 Mt en 2015/16, en raison de la faiblesse des disponibilités françaises. Les ventes vers les autres pays de l’Union européenne pourraient atteindre 6,6 Mt au lieu de 7,8 Mt la campagne passée. 

Pour en savoir plus, consultez ci-dessous l'intégralité du communiqué de presse ainsi que les documents diffusés au Conseil et à la conférence de presse qui a suivi.

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