Production

L’apiculture fournit des productions variées : miels, gelée royale, étamines, reines, nectars. Elle constitue également une composante importante de l’agriculture française, puisqu’elle permet la pollinisation de nombreuses cultures (arbres fruitiers, cultures oléagineuses, petits fruits, cultures légumières, productions de graines et de semences).

L’apiculture contribue au développement rural et au maintien de la biodiversité grâce à ses nombreux producteurs, souvent très petits, qui sont répartis sur tout le territoire français.

Une production fluctuante

La production française de miel est extrêmement variable. Elle dépend des aléas climatiques et des zones géographiques, mais aussi des pratiques et des stratégies des apiculteurs : ruches sédentaires ou transhumantes, choix des types de miels recherchés…

Des acariens comme le varroa, mais aussi les pesticides et la prolifération du frelon asiatique (vespa velutina) sont des facteurs qui impactent fortement la production.

Ces dernières années, une mortalité croissante des abeilles a été signalée tant au sein de l’Union européenne qu’ailleurs. Ce constat a suscité de graves préoccupations dans le monde entier, mais les études scientifiques n’ont pas pu déterminer la cause exacte de ce phénomène.

 En 2012, la quantité de miel produite en France est estimée à 18 500 tonnes et la production de gelée royale à 2 tonnes (95 % des quantités consommées sont importées).

La France comptait, en 2012, 1 560 000 ruches et 75 000 apiculteurs, ce qui la place au troisième rang des pays producteurs européens, derrière l’Espagne et la Grèce.

Les apiculteurs professionnels (possesseurs de plus de 150 ruches) représentent environ 3 % des apiculteurs. Ils exploitent la moitié du cheptel. Le nombre moyen de ruches par apiculteur professionnel est de 470 ruches. Le rendement moyen par ruche est de 20 kg de miel.

La création d’un institut technique

La création, en octobre 2009, d’un institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation (ITSAP-Institut de l’abeille) résulte de la volonté des professionnels de coordonner les efforts de recherche et d’expérimentation.

Une des premières études de l’ITSAP a porté sur la valeur de la contribution économique de l’activité pollinisatrice des insectes à l’agriculture française. Les premières évaluations indiquent une valeur supérieure à 2 milliards d’euros.

L’ITSAP s'appuie sur le réseau des associations régionales de développement apicole (Ada), qui mettent en œuvre les expérimentations techniques sur le terrain.

Chiffres-clés

Près de 20 000 tonnes de miel produites chaque année
135 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la filière apicole en 2012, dont 70 % pour le miel
La production française couvre 46 % de la consommation intérieure