La production de viandes rouges en 2013

Chute des abattages de bovins, hausse des prix, baisse de la production et de la consommation pour la filière ovine, l'année 2013 comme l’année 2012 a été difficile pour les viandes rouges.

Inquiétudes sur l’avenir

Le niveau de production de la filière est affecté par l’incertitude liée aux évolutions de la politique agricole commune après 2013 et par les questionnements environnementaux. Si la France reste le premier producteur européen de viande bovine (19 millions de têtes, dont 58 % sont d’origine allaitante et 42 % d’origine laitière), l'année 2013 après plusieurs années de baisse des effectifs, a vu un arrêt de la décapitalisation tant en races laitières qu’en races allaitantes. La réduction du nombre d'abattages, déjà constatée en 2012, s’est amplifiée, ils ont reculé de 9,7 % pour les vaches et de 7,2 % pour les génisses.

La production de veaux de boucherie en repli, dans la lignée des dernières années, s’explique par la prudence des opérateurs face à la hausse des coûts de production et, avec la baisse de la consommation, au manque de débouchés, l’augmentation régulière du poids des animaux ne compensant pas les baisses d’effectifs.

La filière bovine se caractérise également par la production d’animaux jeunes destinés à l’exportation. Près d’un million d’animaux jeunes (broutards) a été exporté en 2013, principalement en Italie et en Espagne.

Les cheptels ovin et caprin continuent de décroître en raison d’une demande moindre et de prix trop bas. En 2013, le cheptel ovin a diminué de  2 % par rapport à 2012. Le territoire héberge environ 3,6 millions de brebis allaitantes et 1,2 million de brebis laitières, chez respectivement 50 000 et 5 000 éleveurs. On dénombre également 1,23 million de chèvres chez 3 200 producteurs.

Les 5 000 tonnes de viande de cheval traitées chaque année dans les abattoirs en France proviennent des chevaux de trait et de la réforme des chevaux de loisir, mais aussi d'importations en provenance d'Argentine, du Brésil, d’Uruguay et du Canada.

Une filière intégrée

La filière veau, très intégrée, joue un rôle de régulation des filières lait et viande. Ses besoins en aliments d’allaitement constituent en effet un débouché pour le lait quand l’abattage permet de bien valoriser la viande.

Au niveau de la filière bovine, la mise sur le marché se partage entre coopératives (1/3), négociants, organisations de producteurs et marchés aux bestiaux. L’abattage est essentiellement le fait du secteur privé.

Enfin, la filière ovine se divise entre un système de production axé sur la valorisation des surfaces herbagères et un second tourné vers la production d’agneaux en bergerie.

Chiffres-clés

1er producteur européen de viande bovine, avec 19 millions de têtes
31 % de la viande de veau européenne produite
3e producteur européen de viande ovine (82 000 tec)
3e cheptel caprin en Europe, mais 1er producteur de lait de chèvre
4e producteur en Europe pour la viande de cheval (5 800 tec)