Les marchés des viandes rouges en 2013

Dans un contexte de crise économique durable, la consommation de viandes rouges a continué son repli en 2013.

Consommation en France

La hausse des prix à la production, constatée pour toutes les viandes, s'est répercutée sur les prix à la consommation.

Les achats de l’ensemble des viandes de boucherie (restauration hors foyer et ménages) ont subi un nouveau recul de 0,7 %, la consommation de viande bovine atteignant en 2013, 23 kg / an / habitant.

Le prix du veau s’est établi en 2013, en moyenne, à 6,2 € / kg de carcasse, comme en 2012, avec des variations importantes des prix au cours de l’année. Au détail, malgré une hausse modérée du prix au détail (+ 2,8 %), la consommation a baissé de 2,3 %.

La consommation française ovine continue son repli à 3 kg / hab / an avec une diminution des achats des ménages de 3,5 % tandis que les prix se maintiennent à un bon niveau, à 6,24 € / kg de carcasse.

Les consommateurs de viande chevaline, plutôt vieillissants, dépendent des importations. La demande (17 327 tonnes en 2013) représente en effet quatre fois l’offre. La demande intérieure recule chaque année. Elle a été divisée par deux en dix ans et ne représente que 0,5 % de la consommation totale de viande. 

Commerce extérieur

Pour les bovins, après 2012 année de ralentissement (- 2 %), l’année 2013 a été marquée par un nouveau recul des exportations de bovins destinés à l’engraissement, principalement dû à une demande moins dynamique de la part de l’Italie, premier client de la France en matière de broutards.

Près d’un million d’animaux jeunes (broutards) a été exporté en 2013, principalement en Italie et en Espagne, avec quelques autres débouchés sur les pays du pourtour méditerranéen.

Les tonnages abattus représentent 1 231 000 tonnes et les échanges sont importants avec nos partenaires européens : les exportations (241 000 tonnes) représentent 19 % de la production et les importations (346 900 tonnes) 25 % de la consommation.

La France qui produit 31 % de la viande de veau européenne et en consomme 37 %, importe des veaux de huit jours pour l’engraissement, surtout allemands et espagnols. Sa balance commerciale reste positive en euros.

Enfin le marché ovin marqué par la faiblesse de la demande, avec une diminution des achats des ménages de 3,5 %, a limité le niveau des importations de viande ovine (107 000 tec), qui ont reculé de 3,1 % en provenance de l’Union européenne et de 9 % en provenance de la Nouvelle-Zélande, pays dont les exportations ont été réorientées.

Chiffres-clés 2013 commerce extérieur

Exportations de bovins vivants : 1 100 milliers de têtes
Exportations de viande bovine : 239 000 tec
Importations de viande biovine: 360 000 tec
Importations de viande ovine : 110 000 tec
24 000 t de viande chevaline sont importées chaque année