16/05/2018 - Céréales, Conseil spécialisé, commerce extérieur, marché blé, blé dur, farine, orges, céréales, exportations, importations, production, collecte

Conseil spécialisé pour la filière céréalière du 16 mai 2018

Le conseil spécialisé pour la filière céréalière réuni le 16 mai 2018 sous la présidence de Rémi Haquin, a validé les nouvelles prévisions de FranceAgriMer pour la campagne commerciale en cours. Le conseil a également pris connaissance des dernières évolutions de l’état des cultures de céréales pour la récolte 2018, sur la base des observations du réseau Céré’Obs piloté par FranceAgriMer ainsi que des perspectives de développement du biocontrôle dans le secteur des céréales.

Nouvelles prévisions pour la campagne commerciale française 2017/18

Les prévisions de livraisons de blé tendre vers l’Union européenne pour la campagne commerciale 2017/18 sont portées à près de 9,1 Mt (+ 135 000 tonnes par rapport au mois dernier), en raison du dynamisme des ventes vers le nord de l’UE ces dernières semaines. Les prévisions d’exportations vers les pays tiers sont également révisées à la hausse à 8,4 Mt (+ 100 000 tonnes), en raison de l’évolution du taux de parité euro/dollar plus favorable aux origines françaises et du tarissement progressif de l’origine russe dont les cours augmentent en cette fin de campagne.

L’orge et le maïs français profitent aussi d’une belle dynamique de fin de campagne à destination de nos voisins européens avec des prévisions de ventes vers l’UE révisées à la hausse à 5 Mt de maïs (+ 180 000 tonnes par rapport au mois dernier) et 3,4 Mt d’orges (+ 150 000 tonnes). Les prévisions d’exportations d’orges vers les pays tiers sont, en revanche, minorées de 300 000 tonnes à 3,1 Mt.

Blé dur : baisse des surfaces françaises prévue en 2018 malgré une belle dynamique d’exportations intracommunautaires en 2017/18 

Les dernières estimations du service statistique du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, font état d’une baisse de 2 % des surfaces françaises semées en blé dur pour la récolte 2018 à 361 000 hectares en dépit du dynamisme des exportations intracommunautaires en 2017/18.

En effet, FranceAgriMer prévoit désormais pour 2017/18, des exportations à destination de l’Union européenne de 1,2 Mt, en progression de 200 000 tonnes par rapport aux prévisions du mois dernier. Cette dynamique intracommunautaire compense très largement la baisse des exportations vers les pays tiers, désormais prévues à 330 000 tonnes (- 20 000 tonnes par rapport au mois dernier). Les pays du Maghreb restent toutefois structurellement déficitaires et leurs besoins sont prévus par le CIC à plus de 3 Mt pour la prochaine campagne 2018/19.

La filière française a donc une carte à jouer en blé dur vers ses destinations de proximité du pourtour de la Méditerranée. L’écart de prix entre blé tendre et blé dur s’est néanmoins resserré au cours des derniers mois, freinant le développement des surfaces en blé dur, culture plus risquée en termes d’exigences qualitatives.

État des cultures pour la récolte 2018 : conditions de culture bonnes à très bonnes pour plus des trois-quarts des surfaces semées en céréales

Le printemps ensoleillé et doux qui s’est installé en France au cours des dernières semaines a permis aux cultures de rattraper leur retard de développement, provoqué par un hiver pluvieux et des gelées tardives. À l’exception du blé dur, les céréales à paille sont dans la plupart des régions au même stade de développement, voire en avance par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Les semis de maïs, effectués aux trois-quarts, ont été réalisés dans de bonnes conditions. Ils sont en retard de 5 jours par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Les conditions de culture sont bonnes à très bonnes pour plus des trois-quarts des surfaces semées en céréales.

Pour en savoir plus, consulter le dernier rapport Céré’Obs sur l’état des cultures : https://cereobs.franceagrimer.fr/Pages/publications.aspx  

Protection des plantes en France : tripler la part de marché du biocontrôle d’ici 2025

IBMA France, l’association française des entreprises de produits de biocontrôle qui regroupe une trentaine d’organismes actifs dans ce secteur, a présenté au conseil spécialisé les perspectives de développement du biocontrôle dans le secteur des grandes cultures.

En 2016, le marché du biocontrôle s’élevait en France à 110 M€, soit près de 5 % du marché de la protection des plantes en France. Les membres d’IBMA France représentent 90 % de ce marché et leur activité a progressé de 25 % entre 2015 et 2016. L’objectif d’IBMA France est de tripler la part de marché des produits de biocontrôle pour atteindre d’ici 2025 le cap des 15 % du marché de la protection des plantes en France.

Pour en savoir plus, consulter l'intégralité du communiqué de presse ainsi que les documents diffusés à l'occasion du conseil spécialisé du 16 mai 2018.