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Conférence sur la génétique animale - 5 octobre 2021 au Sommet de l’Elevage

FranceAgriMer a organisé le 5 octobre 2021 une conférence au Sommet de l’Elevage, intitulée « la génétique animale : un atout pour l’agriculture française » pour présenter les enjeux de la génétique animale en France et faire le point sur les activités de la commission thématique interfilières « Ressources zoogénétiques » de FranceAgriMer, un an après sa création.
Mots-clés : Génétique animale, conférence, exportations, commerce extérieur, balance, International, élevage, ruminants, bovins, ovins, caprins, porcins, volailles, aquaculture, poissons, abeilles, semences, embryon, alevin
Jean-Luc Chauvel, président de la commision thématique interfilières "Ressources zoogénétiques" de FranceAgriMer lors de son intervention à la conférence organisée au Sommet de l'Elevage le 5 octobre 2021 sur la génétique animale

La génétique est un secteur stratégique pour les filières animales au niveau national, européen et mondial. Ce secteur de haute technologie, ancré dans le patrimoine agricole français, concourt à notre souveraineté alimentaire et à la biodiversité.

Il est aussi porteur d’avenir pour promouvoir des élevages plus sûrs au niveau sanitaire, respectueux de l’environnement et du bien-être des animaux comme des éleveurs.

Portée par une R&D de pointe, facteur d’attractivité internationale, la génétique animale est une force dynamique de l’économie agricole française. Elle génère une balance commerciale positive, en progression constante ces dernières années, avec des entreprises leader qui figurent dans le top dix international.

FranceAgriMer a organisé le 5 octobre dernier, dans le cadre du Sommet de l’Élevage,  une conférence pour présenter les atouts de la génétique animale en France et faire un point d’étape des activités de la commission thématique interfilières “Ressources zoogénétiques” de FranceAgriMer, un an après sa création.

La génétique, un maillon essentiel pour les territoires et les filières animales

En préambule, Christine Avelin, directrice générale de FranceAgriMer a rappelé les missions essentielles de l’établissement : éclairer les filières agricoles et les pouvoirs publics par sa connaissance des marchés et la réalisation d’études économiques ou techniques spécifiques, accompagner les filières agricoles et agroalimentaires par la mise en œuvre de dispositifs de soutiens nationaux et européens, organiser le dialogue et la concertation en s’appuyant sur des instances de gouvernance originales, présidées par des représentants professionnels : 7 conseils spécialisés dont trois dédiés aux filières animales et aquacoles, 1 conseil d’administration mais aussi 3 commissions thématiques interfilières, dont la CTI « Ressources zoogénétiques » créée il y a tout juste un an pour répondre à la fois aux enjeux économiques et sociétaux de la génétique animale, maillon essentiel et performant, trop souvent méconnu. Une CTI dont le champ de compétence s’étend à toutes les espèces animales (hors équidés) : ruminants, volailles, porcins, produits de l’aquaculture, abeilles …

Un patrimoine unique au monde, source de biodiversité et socle de notre souveraineté alimentaire

Pour Jean-Luc Chauvel, éleveur de moutons et président de la CTI « Ressources zoogénétiques » mais aussi de France Génétique Élevage, «  la génétique animale en France constitue un patrimoine unique au monde, développé au fil des siècles en symbiose avec les territoires, source de biodiversité mais aussi pôle d’excellence technologique porté par une R&D de pointe. C’est aussi le socle de notre souveraineté alimentaire, concernant les choix des modèles d’élevage que nous souhaitons promouvoir, plus sûrs au niveau sanitaire, respectueux de l’environnement et du bien-être des animaux comme des éleveurs, tout en restant productifs pour nourrir plus de 67 millions de Français et contribuer à l’alimentation de 7 milliards d’êtres humains sur terre » a-t-il souligné.

Une génétique française de haut niveau grâce aux exportations

Si la génétique animale doit s’adapter en permanence à de nouveaux défis pour répondre aux attentes des consommateurs et à celles de la société en matière d’environnement et de bien-être animal, elle contribue aussi au développement des filières agricoles et des territoires ainsi qu’au commerce extérieur français, avec un solde commercial largement bénéficiaire, en croissance constante au cours des dernières années, a pour sa part rappelé, le vice-président de la CTI, Louis Perrault, qui préside par ailleurs le Syndicat national des accouveurs et dirige la Société de Sélection Avicole SASSO.

« Certains secteurs sont tributaires de l’export pour maintenir et développer leur activité en France »,  souligne-t-il. C’est le cas, par exemple, de la sélection avicole qui réalise 54% de son chiffre à l’exportation ou de la filière piscicole qui exporte plus de 60% de sa production d’œufs de poissons et d’alevins vers des pays européens et en dehors de l’Union européenne, soit environ un tiers de son chiffre d’affaires.

La génétique animale est aujourd’hui une filière très internationalisée et le dynamisme des exportations françaises permet de maintenir en France une génétique de très haut niveau, adaptée aux besoins des éleveurs français.

Un secteur porteur d’avenir, un pôle d’excellence français reconnu à travers le monde

Les atouts à l’exportation de la génétique animale française sont nombreux : la maîtrise sanitaire tant par les professionnels que par les services vétérinaires, la diversité génétique qui permet de proposer des solutions adaptées selon les conditions d’élevage ou de marchés, la qualité et la performance des produits reconnues à travers le monde, la performance logistique à l’export de la France, sans oublier la recherche & développement

Mais la génétique française est aujourd’hui confrontée aux difficultés de recrutement et de transmission dans le secteur de l’élevage, aux besoins exponentiels en termes de capacités d’investissements et à la complexité des négociations sanitaires avec un très grand nombre de pays clients.

Les crises sanitaires à répétition, la mise en cause de l’élevage et les débats autour des nouvelles technologies de sélection sont autant de menaces potentielles qui pèsent sur le développement des exportations.

Toutefois, de nouvelles opportunités s’ouvrent pour la filière de la génétique animale avec l’internationalisation des entreprises, le développement de produits alternatifs pour améliorer la résistance sanitaire des cheptels ou leur adaptation climatique et l’intérêt croissant pour de nouvelles espèces comme les insectes.

Pour en savoir plus, consultez ci-dessous  les diaporamas présentés lors de la conférence du 5 octobre 2021 au Sommet de l’Élevage.

Et retrouver ci-dessous la vidéo du Webinaire :

 

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