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Conseil spécialisé Ruminants du 4 novembre 2021

Le conseil spécialisé ruminants de FranceAgriMer s’est réuni le 4 novembre 2021 sous la présidence de Bruno Colin et la vice-présidence de Michèle Boudoin. Retour sur les points forts abordés lors de ce conseil : contribution au Varenne de l’eau et de l’adaptation au changement climatique, plan de relance et économie des filières.
Mots-clés : Ruminants, bovins, ovins, lait, viande, plan de relance, Aides de crise, Economie, COTATIONS
Moutons corses, race rustique avec des aptitudes mixtes en lait, viande et laine
Contribution du conseil au Varenne de l’eau et du changement climatique

Lancé en mai dernier, le Varenne de l’eau et de l’adaptation au changement climatique a pour ambition d’engager une réflexion collective et de construire des politiques durables pour la résilience du modèle agricole face aux aléas climatiques. L’objectif est de bâtir avec l’ensemble des acteurs concernés une feuille de route opérationnelle dès 2022 sur les axes adaptation et atténuation.

35 interprofessions et les 7 conseils spécialisés de FranceAgriMer dont celui dédié aux ruminants ont été invités à participer à la réflexion menée dans le cadre de la thématique 2 du Varenne de l’eau, relative au renforcement de la résilience de l’agriculture, pilotée par Anne Claire Vial, présidente de l'ACTA et François Champanhet, rapporteur des travaux et membre du CGAAER (Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux).

Objectif : identifier les impacts, les leviers et les outils pour renforcer la résilience des filières agricoles en amont comme en aval, les besoins d’accompagnement éventuels ainsi que les axes de développement et de recherche permettant d’aboutir à des stratégies d’adaptation des filières au changement climatique. Cette réflexion est menée avec l’appui des instituts techniques agricoles et de la cellule  « Recherche, innovation, transfert » du réseau INRAE/ACTA/APCA.

L’ensemble des interprofessions membres du conseil spécialisé (France Génétique Elevage, Interbev, CNIEL, Anicap, France Brebis laitière) ont présenté leurs réflexions et travaux sur ces thématiques. FranceAgriMer va rédiger une synthèse qui sera une contribution multi-filières du Conseil spécialisé Ruminants au Varenne agricole.

Les impacts du changement climatique et de la ressource en eau sont en effet nombreux pour l’amont comme pour l’aval de ces filières : disponibilités en fourrages et en aliments composés pour nourrir le bétail, stress thermique et bien-être des animaux, risques sanitaires et parasitisme, baisse de productivité et des performances de reproduction, qualité du lait et des produits laitiers, adaptation des bâtiments d’élevage, sans oublier l’utilisation de l’eau dans les abattoirs et les entreprises de transformation, nécessaire pour garantir la qualité sanitaire.

Les travaux de recherche en génétique animale et les bases de sélection importantes constituées  au fil du temps, en métropole et outre-mer, sont de nature à apporter des réponses face aux défis de l’eau et du changement climatique auxquels sont confrontées les filières des ruminants, a souligné France Génétique Élevage.  

France relance 

FranceAgriMer a communiqué au conseil l’état d’avancement de l’instruction des dossiers et des paiements concernant les différents dispositifs gérés par l’établissement intéressant plus spécifiquement les filières d’élevage (plan protéine, structuration des filières et modernisation des abattoirs).

La Fédération nationale ovine a présenté à cette occasion le projet de création d’une filière lainière éco-responsable en France, porté par le collectif Tricolor et soutenu par France Relance au titre de la structuration de filières.

Jusqu’à la crise du COVID, près des trois-quarts des laines ovines françaises étaient exportées et transformées principalement en Chine. Mais depuis deux ans les stocks se sont accumulés chez les négociants jusque dans les fermes, en raison de l’arrêt des exportations provoqué par la crise sanitaire.

13 partenaires (fédérations professionnelles, entreprises et Bergerie nationale de Rambouillet) se sont engagés dans ce projet, visant à relocaliser la valorisation des laines françaises.

Aide de crise aux bovins allaitants suite à la pandémie de COVID: 13 600 dossiers déposés

Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a mis en place un dispositif de compensation des préjudices financiers induits par la pandémie de Covid 19 pour les élevages de bovins allaitants.

Le dispositif, ouvert du 26 juillet 2021 au 29 septembre 2021, consiste en la prise en charge d’une partie de la perte économique engendrée par cette crise en 2020, sur la base d’un forfait par animal vendu au cours de cette période.

13 600 dossiers ont été déposés pour une demande d’aide totale de 20,3 millions d’euros. Tous les dossiers ont été instruits et les paiements sont en cours. L’intégralité des paiements devrait intervenir d’ici la fin de l’année.

Économie des filières « ruminants »

Après avoir procédé à un tour d’horizon complet de la conjoncture économique des filières lait et viande depuis le début de l’année (voir documents annexés), le conseil spécialisé « ruminants » du 4 novembre 2021 s’est penché sur l’étude réalisée par l’Idele pour le compte de FranceAgriMer et du CNIEL concernant la structure et l’évolution des coûts de production dans les élevages laitiers.

Cette étude vise à identifier les leviers de maîtrise des charges en vue de l‘élaboration de diagnostics et de plans d’action individuels par les éleveurs, dans le contexte de suppression du régime des quotas laitiers qui, de fait, permettait d’homogénéiser les revenus des exploitants.

9 fiches « leviers » ont ainsi été réalisées sur les charges, les produits du lait et le renouvellement du cheptel.  Une synthèse de cette étude sera prochainement mise en ligne sur le site internet de FranceAgriMer et celui du CNIEL.

Le conseil a également été informé des nouveaux appels à projet du PNDAR et de l’entrée en vigueur de la réforme des cotations concernant les chevreaux vifs, désormais calculées selon la moyenne pondérée des opérateurs.

Par ailleurs, la réforme des cotations des gros bovins entrée abattoir devrait entrer en vigueur courant 2022 après publication d’un arrêté ministériel. Cette réforme, expérimentée depuis plusieurs mois, permettra d’établir des cotations mensuelles d’animaux sous SIQO (signe d’identification de la qualité et de l‘origine) et d’animaux certifiés bio en plus des cotations hebdomadaires actuelles publiées pour les animaux standards.  

Pour en savoir plus, consulter ci-dessous les documents économiques présentés au conseil spécialisé Ruminants du 4 novembre  2021.

Crédit photo : Xavier Remongin /agriculture.gouv.fr - Moutons corses, race rustique avec des aptitudes mixtes en lait, viande et laine

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