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Conseil spécialisé viandes blanches du 19 novembre 2019

Le conseil spécialisé viandes blanches de FranceAgriMer s’est réuni le 19 novembre 2019 sous la présidence de Jean-Michel Schaeffer et la vice-présidence de Gérard Viel. À l’ordre du jour la programmation des travaux du conseil spécialisé, l’impact de la fièvre porcine africaine et l’actualité communautaire.

Mots-clés : Conseil spécialisé, Actus CS, porcs, volailles, viandes blanches, importations, contingentement, Ukraine, BREXIT, peste porcine, Chine, exportations
porcelets
Programme de travail  du conseil spécialisé en 2020-2021

 Le conseil spécialisé « viandes blanches de FranceAgriMer » qui réunit les filières porcs et volailles a fait le choix, après délibération, de travailler en 2020-2021 sur cinq grands enjeux pour les filières élevage hors sol :

  • le renouvellement des générations (amont et aval)
  • la compétitivité prix et hors prix des filières viandes blanches
  • l’impact économique du bien-être animal
  • la nutrition animale et l’autonomie protéique
  • le rôle de l’élevage hors sol en matière d’atténuation au changement climatique

Il s’appuiera sur des groupes de travail thématiques, pilotés par des membres et experts du conseil spécialisé. 

Sera ainsi mis en place un groupe de travail groupe de travail sur le renouvellement des générations pour les outils d’amont et d’aval, piloté par deux membres du conseil, l’un représentant la filière volailles et l’autre la filière porcine. Ce groupe de travail sera chargé d’étudier les besoins en financement pour la reprise des exploitations, l’adéquation des formations par rapport aux métiers ainsi que l’attractivité du métier et l’image de l’élevage.

Par ailleurs, un groupe de travail bien-être animal sera aussi réuni à l’initiative du conseil spécialisé ruminants. Il associera les filières avicoles et porcines pour chiffrer les impacts économiques à l’échelle multi espèces.

Le conseil spécialisé est aussi sollicité pour mener un suivi annuel des conséquences du CETA au niveau des territoires. Un travail va s’engager pour élaborer une méthode de collecte des impacts. La présentation des résultats sera effectuée lors du conseil spécialisé du 2ème trimestre 2020.

Enfin, le conseil spécialisé sera associé aux travaux des deux commissions techniques inter filières internationale et bioéconomie (valorisation des coproduits).

Impacts de l’épidémie de fièvre porcine africaine

La progression de la fièvre porcine africaine se poursuit, notamment en Asie. La Chine aurait ainsi perdu 30 à 40 % de son cheptel et de nouveaux foyers sont déclarés en Corée, aux Philippines et au Laos. Au sein de l’Union européenne, de nouveaux cas sont signalés en Pologne et en République tchèque. La Roumanie est la plus touchée avec 1 584 cas déclarés. Malgré la progression de la maladie, la France est toujours indemne.

La Chine a du mal à éradiquer cette maladie et à relancer sa production porcine. Elle a massivement recours aux importations, en provenance principalement d’Espagne puis d’Allemagne, devant le Canada, les USA, le Brésil, le Danemark et les Pays-Bas. La France n’arrive qu’en 8ème position de ses fournisseurs. La France a ainsi exporté 150 000 tonnes de viande de porc d’octobre 2018 à octobre 2019, dont 127 000 tonnes depuis janvier 2019. Les exportations de pièces nobles rejoignent désormais les volumes d’abats exportés vers la Chine, témoignant des besoins chinois qui devraient perdurer en 2020. Les exportations de viande de volailles démarrent progressivement depuis la levée de l’embargo Influenza aviaire.

Dans ce contexte et suite à la visite présidentielle en Chine du 4 au 6 novembre 2019 et de la visite du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation à la foire de Nanchang le 15 novembre dernier, 11 nouvelles entreprises françaises (abattoirs et charcuteries) ont été agréées pour l’exportation de viande de porc et charcuterie vers la Chine ainsi que 17 entrepôts.

L’ouverture du marché des semences porcines est également effectif depuis le 5 novembre dernier, preuve de la volonté du Gouvernement chinois de repeupler rapidement ses élevages, alors que les prix payés par les consommateurs atteignent des sommets en Chine (près de 6,5 euro/kilo au détail soit 5 € /kilo poids vif).

Enfin, le protocole d’exportation de viandes volailles signé avec la Chine le 5 novembre 2019, est étendu à toutes les viandes (poulet, dinde, canard, pintade et oie) ainsi qu’au foie gras et aux abats. L’agrément à l’exportation de 4 établissements de la filière volaille, audités en 2015, est en attente, suite à la demande française renouvelée le 7 novembre dernier.

En France, les cotations du porc, tirées par la demande chinoise, se sont stabilisées depuis plusieurs semaines autour de 1,86 €/kg de carcasse.

Actualités communautaires : extension du contingent d’importation de volaille en provenance d’Ukraine à partir de 2020

L’accord de partenariat signé en 2014 par l’Union européenne avec l’Ukraine, a été amendé en juillet 2019 pour augmenter le contingent d’importation à droit zéro dans l’Union européenne de la viande de volaille en provenance d’Ukraine. En attente de ratification par le Parlement ukrainien, cet amendement permettra à l’Ukraine d’exporter de la viande de volaille vers l’Union européenne à droit zéro jusqu’à 69 200 tonnes, contre 19 200 tonnes aujourd’hui, à partir de 2020. L’accord ajoute également deux nouveaux codes NC et étend donc la liste des morceaux déjà éligibles au contingent.

Il existe actuellement 39 contingents d’importation de volaille à droit réduit dans l’Union européenne, gérés par certificats, pour un volume global d’environ 870 000 tonnes.

Dans la perspective du Brexit, le règlement européen 2019/216 du 30 janvier 2019 prévoit la restitution d’une partie de ces contingents au Royaume-Uni à hauteur de 178 000 tonnes.

Les contingents de l’Union européenne à 27 seront donc réduits en conséquence et s’élèveront, à l’issue du Brexit à 750 0000 tonnes environ en prenant en compte en compte l’extension de 50 000 tonnes du contingent ukrainien.

Pour mémoire, l’Union européenne a importé 813 000 tonnes de volailles en 2018 mais en a exporté plus du double (1,8 Mt).

La plupart des contingents européens sont très demandés et rapidement saturés. La Commission européenne a fait adopter en octobre une réforme de leur gestion qui prendra effet à partir de 2021.

VISIOporc : suivi des indices de prix des pièces de découpe de porc destinées à la charcuterie

En 2012, FranceAgriMer a mis en place à la demande de la FICT une observation indépendante des prix de pièces de porc destinées à la charcuterie. À la demande d’INAPORC, ce suivi a été élargi à de nouvelles pièces de porc. Il couvre désormais 24 pièces de porc contre 11 précédemment. Maintenant, il distingue aussi l’origine France et l’origine Union européenne hors France. Le dispositif est désormais opérationnel.

Suivi de la consommation

FranceAgriMer poursuit ses travaux pour éclairer les tendances de consommation notamment celles de produits carnés avec la publication du bilan 2018, le panel d’achats des ménages, une expertise en cours de la consommation hors domicile et des études spécifiques.

Documents associés

Présentation sur le marché des viandes blanches | 20/11/2019

Diaporama de conjoncture présenté au CS Viandes blanches du 19 novembre 2019. Volailles, viande porcine.
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Indicateurs de conjoncture : filières porcine – Nov. 2019 | 20/11/2019

Principaux indicateurs sur la filière porcine, présentés le 19 novembre au CS Viandes blanches.
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Indicateurs de conjoncture : filières volailles – Nov. 2019 | 20/11/2019

Principaux indicateurs sur la filière volailles, présentés le 19 novembre au CS Viandes blanches.
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