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La filière Viandes rouges

Les viandes bovines, ovines, caprines et équines composent la filière viandes rouges. Avec 19 millions de bovins et près de 5 millions de brebis, la France dispose du 1er troupeau bovin européen et du 3e troupeau ovin.

Ces filières essentielles pour l’alimentation, l’économie, l’emploi et l’aménagement des territoires sont confrontées à de nombreux défis. Elles doivent s’adapter en permanence à la volatilité des marchés et aux multiples aléas climatiques et sanitaires, mais aussi à l’évolution de la consommation des viandes et des débouchés à l’exportation, et aux nouvelles attentes des consommateurs en matière de nutrition, de santé et d’environnement.

La viande bovine

La France est le 1er pays européen producteur de viande bovine devant l’Allemagne et l’Italie. La filière bovine regroupe environ 210 000 exploitations détenant 19 millions de bovins, dont environ 58 % d’origine allaitante et 42 % d’origine laitière. Elle produit des animaux maigres (broutards) et des gros bovins finis pour l’abattage Les tonnages abattus représentent 1, 27 Mt, en augmentation de 4,4 % pour les vaches et de 1 % pour les jeunes bovins. La production couvre 93 % de la consommation intérieure - soit 23 kg équivalent carcasse (ec) par an. La consommation de bœuf haché frais et surgelé ne cesse de progresser et représente environ 40 % des volumes consommés.

Les échanges sont importants avec nos partenaires européens. Malgré une progression des exportations (+2,5 %) et une baisse des importations (-5 %), la balance commerciale reste déficitaire de 110 000 tonnes. Les exportations de broutards ont augmenté de 7 % malgré des marchés historiques en repli. En 2015, les ventes ont été dynamiques vers les pays tiers et notamment vers la Turquie depuis la réouverture du marché en novembre 2014 et jusqu’à l’apparition de la fièvre catarrhale ovine (FCO).

Le veau de boucherie

La France produit 30 % de la viande de veau européenne et en consomme 37 %. La filière veau de boucherie est organisée de manière intégrée, depuis la fabrication de l’aliment d’allaitement jusqu’à l’abattage. Les volumes sont globalement en diminution depuis 30 ans, avec un tonnage annuel de 180 000 tonnes. Avec la crise économique et un été chaud peu favorable à la consommation, les achats des ménages ont poursuivi leur diminution en 2015 (-7,6 %). Dans ce contexte, le prix moyen pondéré des veaux de boucherie a baissé de 5,6 %.

La viande ovine

La France est le 3e pays producteur européen de viande ovine. Son cheptel compte 3,6 millions de brebis allaitantes détenues par 22 000 éleveurs, et 1,2 million de brebis laitières détenues par 4 800 éleveurs. La production de viande ovine (près de 90 000 tonnes) couvre près de la moitié de la consommation nationale.

La consommation des ménages continue de décroître en 2015 (-10 %), avec une hausse du prix de vente de 3,6 %.

16 % de la production est réalisée sous signe officiel de qualité. Le nombre d’éleveurs engagés et les tonnages commercialisés en label rouge progressent régulièrement.

La viande de cheval

La France se situe au 4e rang européen pour la production de viande de cheval. Le cheptel équin français est constitué de 630 000 chevaux de selle, de sport ou de loisirs et 60 000 chevaux lourds. Chaque année, la filière produit environ 5 000 tonnes de viande et exporte près de 10 000 chevaux lourds en vif, principalement vers l’Italie et l’Espagne.

En 2015, les abattages ont reculé de 6 % et la consommation de 10 % (à 17 000 tonnes). Le prix de la viande chevaline (16,3 €/kg) est en moyenne le plus élevé de celui de toutes les viandes.

Chiffres-clés

1er producteur européen de viande bovine, avec un cheptel de 19 millions de têtes et un tonnage abattu de production 1,27 Mt

31 % de la viande de veau européenne produite

3e producteur européen de viande ovine

4e producteur en Europe pour la viande de cheval

40 % de la viande consommée en France est de la viande bovine hachée

L’action de FranceAgriMer pour la filière viandes rouges

Dans un contexte de demande européenne en baisse et de forte concurrence mondiale, les opérateurs des filières viandes rouges ont besoin du soutien des institutions, européennes et françaises.

  • FranceAgriMer publie régulièrement des analyses portant sur l'évolution des cheptels, des volumes et des prix. Ses experts étudient également les tendances des marchés et publient des synthèses sur des sujets variés, qui constituent autant de points de repère pour la réflexion stratégique engagée par la filière.
  • FranceAgriMer a porté la réforme du système des cotations des bovins et des ovins, de manière à élaborer des cotations plus représentatives selon des grilles plus fines, couvrant l'ensemble des transactions pratiquées. Ces nouvelles cotations contribuent à une meilleure connaissance du marché et améliorent la transparence des relations commerciales.
  • FranceAgriMer a également mis en place un Observatoire de la formation des prix et des marges de la viande bovine, un outil qui permet aux acteurs de la filière de suivre l’évolution des prix à tous les stades, depuis la production jusqu’au commerce de détail.
  • En prévision des évolutions à venir, FranceAgriMer apporte son soutien à la filière avec l'élaboration d'un plan stratégique, approuvé en conseil spécialisé et décliné en quatre axes. Ce plan est destiné à améliorer l'adaptation de la production aux marchés, la maîtrise des coûts de production, la performance économique et le maintien du potentiel de production.
  • FranceAgriMer accompagne les actions qui contribuent à la double performance économique et agro-écologique des professionnels de la filière, notamment par le biais d’aides en faveur de l’assistance technique en exploitation et de l’expérimentation sur des thèmes variés : coûts de production, bien-être animal, autonomie alimentaire…
  • Dans le cadre des investissements d’avenir, des aides permettent de moderniser les outils d’abattage/découpe. Opérateur du Programme d’investissements d’avenir (PIA), FranceAgriMer a publié deux appels à projets pour la reconquête de la compétitivité des abattoirs et des outils de découpe et le soutien d’initiatives innovantes dans l’agriculture et l’agroalimentaire. 50 M€ sont consacrés à l’appel à projets « reconquête de la compétitivité des abattoirs et des outils de découpe » afin d’amplifier la stratégie d’innovation et de modernisation des opérateurs concernés.
  • Pour faire face à la crise économique, à la baisse de la consommation de viandes, au maintien des embargos sanitaires et économiques russes, FranceAgriMer gère le plan de soutien de l’élevage (PSE) décidé par le gouvernement pour soulager la trésorerie des exploitations et favoriser l’adaptation des filières. FranceAgriMer met ainsi en place les mesures du Fonds d’allégement des charges.
  • Les embargos sanitaire et économique pèsent sur les débouchés et l’économie de la filière. FranceAgriMer et l’ensemble des services de l’État renforcent donc leur mobilisation pour identifier des débouchés alternatifs et faciliter l’aboutissement des négociations sanitaires. L’objectif affiché est d’ouvrir de nouveaux marchés et de promouvoir l’offre française, en particulier sur les pays d’Asie : plusieurs destinations se sont ouvertes au cours des dernières années, constituant autant de marchés à conquérir.

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