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Conseil spécialisé "viandes blanches" du 14 décembre 2021

Les filières viandes blanches, réunies en conseil spécialisé le 14 décembre 2021, sous la présidence de Jean-Michel Schaeffer et la vice-présidence de Gérard Viel, ont salué l’action exemplaire des services de l‘État aux côtés des professionnels pour soutenir les exportations, illustrée par le récent accord signé avec la Chine sur la reconnaissance du zonage et de la compartimentation pour la filière porcine.
L’amont de ces filières a aussi alerté les pouvoirs publics sur ses difficultés à répercuter en aval la hausse de ses coûts de production, dans un contexte économique fragilisé par les crises sanitaires. Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a pu rappeler que les filières disposeront de nouveaux outils pour rééquilibrer les négociations commerciales à compter du 1er janvier 2022 dans le cadre de la loi EGALIM 2 et qu’un recours au médiateur des relations commerciales agricoles est toujours possible.
Mots-clés : viandes blanches, volailles, lapin, porcins, prix, consommation, importations, exportations, Aides de crise, plan de relance, Chine
Mangeoire de poulailler

Une mobilisation collective pour soutenir les exportations françaises à l’international

La commission thématique interfilières (CTI) Internationale de FranceAgriMer a présenté un bilan de ses actions et des résultats obtenus en faveur de l’exportation des produits agricoles et agroalimentaires français, selon les 3 axes définis dans sa feuille de route 2021 :

  • accompagner les entreprises dans la durée
  • ouvrir de nouveaux marchés et maintenir l'accès aux marchés existants
  • promouvoir les produits français

Outre de nombreuses actions d’information et de formation à destination des exportateurs, la CTI s’est employée en 2021 à diversifier les débouchés des filières.

En parallèle des actions collectives menées sur l’Allemagne, le Japon, le Mexique et la Côte d’Ivoire, la CTI a validé de nouvelles destinations cibles : Belgique, Pays-Bas, Espagne, Italie, USA, Chine, Royaume Uni, Suisse. D’autres marchés à potentiel ont également été identifiés comme l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Singapour.

Par ailleurs, la priorisation des dossiers sanitaires et phytosanitaires a facilité le maintien des marchés les plus porteurs pour les filières porc et volaille, avec un portage politique de haut niveau.

Ainsi, l’impact de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) sur les exportations françaises de volailles a été réduit à 20 M€ en 2020-2021 au lieu de 120 M€ en moyenne lors des 2 précédentes crises, grâce aux accords de zonage.

Dans le secteur porcin, l’accord sur la reconnaissance du zonage et de la compartimentation, signé le 13 décembre par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation avec la Chine, couronne deux ans de travail conjoint entre les services de l’État (DGAL, FranceAgriMer, Ambassade de France à Pékin) et INAPORC pour garantir la poursuite des exportations françaises de produits porcins à partir des zones indemnes de peste porcine africaine, si un cas venait à être déclaré en France : Négociations internationales : signature d’un accord avec la Chine préservant les exportations françaises en cas de peste porcine africaine | Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation

La CTI Internationale actera sa nouvelle feuille de route pour 2022 en début d’année prochaine, à l’issue d’une consultation lancée auprès de ses membres et des conseils spécialisés en vue de recueillir leurs besoins.

Le conseil spécialisé a également été informé de l’élection de Thierry Meyer, président d’INAPORC, à la vice-présidence de la CTI Internationale en remplacement de Guillaume Roué.

Conjoncture économique des filières avicole et porcine 

Filière volaille : hausse inédite du coût de l’aliment

Le coût de l’aliment pour les volailles n’a cessé d’augmenter depuis septembre 2020, en raison de l’évolution des prix des matières premières. Il atteint aujourd’hui des sommets (+ 27 % pour le poulet standard et + 22 % pour les poules pondeuses en 1 an). L’amont de la filière alerte les pouvoirs publics sur la difficulté à répercuter l’intégralité de la hausse en aval.

Selon l’interprofession ANVOL, une augmentation du prix du poulet de 14 % serait nécessaire pour couvrir la hausse du coût de l’aliment qui représente 60 à 65 % des coûts de production. Or, l’amont n’a obtenu qu’une revalorisation de 7 % jusqu’à présent. Dans la filière des œufs, la situation est encore plus préoccupante, avec une revalorisation des prix de 1 % seulement.

Dans le même temps, le solde de la balance commerciale en viande de volaille continue de se dégrader en raison de la reprise des importations. Le solde de la balance commerciale s’améliore en revanche pour les œufs coquille et les ovoproduits mais reste négatif.

Filière porc : la rentabilité des élevages se dégrade

En France, la cotation du porc E+S, en forte baisse par rapport au premier semestre, s’est stabilisée depuis la mi-octobre autour de 1,40 €/kg au stade de la production. En parallèle, le coût de l’aliment poursuit sa hausse pour atteindre 287 €/t, dégradant la rentabilité des élevages à un niveau exceptionnellement bas.

Dans le même temps, les exportations françaises à destination de la Chine continuent de se contracter, en viande porcine et désormais en abats depuis octobre. Si les flux de viande ont pu être réorientés vers l’Union européenne et notamment l’Italie, peu de marchés alternatifs sont disponibles pour les coproduits.

Néanmoins la balance commerciale de la France reste positive pour les produits porcins sur les 10 premiers mois de l’année avec 28 % des volumes exportés vers la Chine.

En France, les achats des ménages en porc frais, hors charcuterie, pour la consommation à domicile se sont repliés par rapport à 2020 - année exceptionnelle en raison des confinements -, mais aussi, dans une moindre mesure, par rapport à 2019.

Pour en savoir plus, consultez ci-dessous le diaporama de présentation de la conjoncture des filières viandes blanches dans les documents associés.

Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique

Les interprofessions des filières viandes blanches (ANVOL, CNPO, CIFOG, CLIPP et INAPORC) ont échangé sur leurs priorités communes concernant les actions à mener en adaptation et atténuation au changement climatique. Leurs priorités portent sur l’atténuation des effets des fortes chaleurs avec notamment des bâtiments d’élevage adaptés, une meilleure gestion de l’eau aussi bien pour l’abreuvement des animaux que pour le nettoyage des outils, la gestion des effluents, une alimentation animale adaptée et une meilleure gestion des effluents et des coproduits.   

Une feuille de route conjointe reprenant les priorités transversales des filières viandes blanches sera établie avec l’aide de FranceAgriMer et constituera la contribution du conseil spécialisé viandes blanches au Varenne agricole de l’eau et de l’adaptation au changement climatique. Sa mise en œuvre sera assurée par les interprofessions.

Bilan des soutiens financiers mis en œuvre par FranceAgriMer

Le conseil a été informé de l’état de la mise en œuvre des différents dispositifs de soutien gérés par FranceAgriMer dans le cadre du Plan de relance et des dispositifs de crise COVID et IAHP.

Le conseil spécialisé a également été consulté sur la liste des priorités à retenir dans les filières viandes blanches pour la sélection des projets de recherche appliquée PNDAR/CASDAR en 2022 https://www.franceagrimer.fr/Accompagner/CASDAR-Recherche-appliquee-et-genetique, en vue d’une validation d’ici la fin de l’année.

Documents associés

Présentation du marché des filières viandes blanches (porc, volaille) - 14 décembre 2021 | 20/12/2021

Présentation du marché des filières viandes blanches (porc, volaille) - 14 décembre 2021
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