Conseil spécialisé Vin et cidre du 14 janvier 2026
Date de publication : 22/01/2026
© Pascal Xicluna / agriculture.gouv.fr
Le conseil spécialisé « Vin et cidre » de FranceAgriMer s’est réuni le 14 janvier 2026, sous la présidence de Jérôme Despey. A retenir pour cette séance : les modalités de gestion du potentiel de production viticole pour la campagne 2026, les simplifications du dispositif « restructuration », le déploiement de la mesure « réduction définitive du potentiel de production viticole » et les résultats d’une étude sur la perception des consommateurs des produits « No/Low ».
Modalités de gestion du potentiel de production viticole pour la campagne 2026
Le conseil a échangé sur les modalités de gestion du potentiel de production viticole pour la campagne 2026. Il a été décidé de reconduire les critères d’éligibilité (risque de détournement de notoriété) et de priorité (comportement antérieur du demandeur ; nouveaux venus de moins de 40 ans), le mécanisme de plancher (quand la somme des surfaces demandées est supérieure à celle des limitations), avec au niveau national, un plafond d’autorisations de plantations nouvelles maintenu à 1 % de la surface du vignoble, soit 7 461 hectares. Pour mémoire, la surface totale du vignoble français représente 746 139 hectares (au 31 juillet 2025, source DGDDI).
Le conseil a également donné son avis sur les recommandations de limitations régionales en plantations nouvelles proposées par les organismes de défense et de gestion (ODG) ou organisations professionnelles, après avis des interprofessions et des conseils de bassin. Ces propositions avaient auparavant été soumises au comité national AOC vin et au comité national IGP vin de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO).
Les recommandations suivantes ont reçu un avis favorable du conseil :
- 61 recommandations relatives à des AOP, dont une en AOP/IGP/VSIG ;
- 17 recommandations relatives à des IGP, dont une en AOP/IGP/VSIG ;
- 16 recommandations relatives à des VSIG, dont une en AOP/IGP/VSIG.
Les demandes d’autorisations de plantations seront à faire du 16 mars au 18 mai 2026.
Pour en savoir plus : https://www.franceagrimer.fr/e-services/vitiplantation
Restructuration et reconversion du vignoble : des simplifications pour l’appel à projets 2026
FranceAgriMer a présenté des propositions de simplification pour le dispositif « restructuration et reconversion du vignoble », issues d’un groupe de travail dédié, associant services de l’Etablissement et représentants professionnels.
Pour mémoire, ce dispositif est mis en œuvre par FranceAgriMer dans le cadre du plan stratégique national (PSN) de la PAC 2023-2027. Il vise à permettre aux viticulteurs de développer la compétitivité de leurs exploitations et d’adapter leur production aux évolutions du marché.
Les principales simplifications proposées sont les suivantes :
- la suppression du taux de reprise minimale ;
- l’abaissement du seuil de réalisation minimal ;
- la suppression des avances en restructuration individuelle ;
- à noter, une simplification importante pour les bénéficiaires : l’intégration du palissage au montant de l’aide versée, permettant ainsi une seule demande d’aide à la restructuration. Les viticulteurs qui ont demandé l’aide à la restructuration et la reconversion du vignoble pour des plantations 2023/2024 ou 2024/2025 sans palissage pourront encore palisser ces vignes en 2026 pour recevoir l’aide au palissage seul, mise en place à titre transitoire dans le prochain appel à projets.
Le conseil a également échangé sur les modalités et les simplifications envisagées du dispositif « investissements », qui permet la mise en œuvre par FranceAgriMer d’une aide aux programmes d’investissement des entreprises du secteur vitivinicole, dans le cadre du PSN. Il vise à améliorer la compétitivité des entreprises, en optimisant leur outil de production et les conditions d’élaboration et de mise en marché des vins en vue d’une meilleure adaptation de l’offre aux attentes du marché mondial, au travers de projets d’investissements allant de la réception des vendanges à la commercialisation des produits de l’entreprise dans un caveau de vente.
Deux projets de décision du directeur général de FranceAgriMer seront prochainement soumis à l’avis des membres du conseil spécialisé par voie électronique. L’ouverture des appels à projets 2026 relatifs à ces deux dispositifs devrait intervenir début février 2026.
Ils seront accessibles via la page dédiée du site internet de FranceAgriMer.
Déploiement du nouveau dispositif « arrachage définitif »
A la suite des annonces de la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, le 9 janvier dernier, FranceAgriMer a présenté les modalités envisagées, en concertation avec les représentants professionnels, pour permettre la mise en place rapide d’un dispositif national d’aide à la « réduction définitive du potentiel de production viticole ». Doté d’une enveloppe globale de 130 millions d’euros, il vise à accompagner les viticulteurs dans l’adaptation durable de la production.
Dans l’attente de la validation de cette mesure par la Commission européenne et de l’adoption de la Loi de finances pour 2026, la ministre, sur sollicitation de la filière viticole, a demandé à l’Etablissement de donner une visibilité rapide aux potentiels bénéficiaires de cette mesure d’aide et de travailler en « avance de phase ».
Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera donc prochainement ouvert par FranceAgriMer, pour permettre aux viticulteurs de déclarer les surfaces qu’ils envisagent d’arracher, afin d’anticiper au mieux la mise en œuvre du dispositif.
Perception des consommateurs des produits No/Low
La France suit une tendance globale de baisse de consommation d’alcool, particulièrement chez les jeunes. En parallèle, les produits dits « No/Low » apparaissent progressivement sur le marché français. Les bières et les spiritueux se sont développés sur ce secteur en proposant des produits à 0,0 %. Les vins No/Low, quant à eux, sont des produits émergents.
Dans ce contexte, FranceAgriMer a lancé une étude pour mieux comprendre la réalité de ce marché, les cibles potentielles, les lieux, moments et comportements de consommation. La combinaison des approches quantitative et qualitative a permis de dresser une photographie des perceptions des consommateurs sur le marché des boissons No/Low.
La dynamique du marché des boissons No/Low semble se pérenniser. Le goût, la découverte de nouveautés et le développement de l’offre sont des moteurs à la consommation. Cette catégorie, au carrefour des softs et de l’alcool, répond à de multiples occasions de consommation. Cependant, la définition et les usages du Low ne sont pas clairs pour les consommateurs, tandis que le No, est un segment bien identifié qui se positionnent comme une alternative à l’alcool.
Les boissons No et Low sont encore peu connues. La bière reste porteuse de la catégorie grâce à ses goûts originaux, la présence de marques connues sur le segment et sa bonne implantation en grande distribution. Les vins quant à eux, manquent de visibilité dans les points de contacts mais fidélisent leur clientèle. Ils souffrent, cependant, d’un apriori sur la qualité gustative des produits. Enfin, l’étude a permis d’identifier trois profils de consommateurs de ces boissons.
Pour retrouver la synthèse de cette étude, cliquer ici.
La note de conjoncture « Vin et cidre » de FranceAgriMer de janvier 2026, avec le bilan des transactions vrac à 23 semaines de la campagne 2025/26 (août 2025 à début janvier 2026 pour les IGP et VSIG ; jusqu’à fin octobre 2025 pour les AOP), les ventes de vins tranquilles et effervescents en grande distribution à 11 mois 2025 (janvier à novembre 2025) et le commerce extérieur avec le bilan des exportations et des importations françaises de vin à 10 mois 2025, est consultable sur le site internet de FranceAgriMer.