La viabilité des petites exploitations arboricoles et maraichères
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Filières végétales
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Chiffres et analyses économiques
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Économie des filières
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Production agricole et agroalimentaire
Date de publication : 11/09/2026
Période concernée : 2026
Auteurs : Agrex Consulting pour Interfel et FranceAgriMer
Objectifs
Cette étude, menée par FranceAgriMer et Interfel réalisée par le cabinet Agrex Consulting, s’attache à mettre en lumière la viabilité des exploitations maraîchères et arboricoles de moins de 3 hectares, d’identifier leurs forces et faiblesses, et leurs trajectoires, pour comprendre les facteurs de succès et d’échec de ces structures.
Méthodologie
La méthodologie adoptée repose sur une approche quantitative et qualitative combinant une analyse statistique et des entretiens auprès d’acteurs institutionnels et de professionnels. Au total, 72 professionnels ont été interrogés entre mars et juin 2026.
Résultats
58 % des exploitations qui cultivent des fruits et légumes le font sur moins de 3 hectares ce qui représente 7,5 % des surface en fruits et légumes.
Sur l’échantillon interrogé, les motivations à l’installation sont avant tout écologiques et liées à un choix de mode de vie. L’aspect économique n’est jamais la raison principale.
La rémunération est jugée insuffisante par la majorité, mais ce n’était pas l’objectif premier. Près de 75 % des maraîchers estiment leur exploitation viable ou qu’elle le deviendra bientôt, malgré des revenus modestes et une charge de travail élevée, pour les arboriculteurs ce taux est de 43 %. La viabilité est perçue comme possible grâce à un investissement personnel important et des attentes financières limitées. Les exploitations restent cependant fragiles: travail physique intense, pics saisonniers, revenus parfois très bas.
Il existe une seule aide qui cible spécifiquement les petites exploitations légumières: l’aide couplée petit maraîchage. Si beaucoup d’autres aides n’excluent pas explicitement les petites structures, certaines ont des planchers trop élevés. Des déclinaisons adaptées (avec seuils réduits) existent au niveau régional. Malgré cela ces dispositifs restent sous-mobilisés.