Panorama des marchés des PPAM
Date de publication : 15/12/2025
Période concernée : 2024
Auteurs : Délégation nationale de Volx - SAEF - DMEP - FranceAgriMer
Cette compilation des données économiques sur les PPAM en France, réalisée chaque année, montre l’évolution des surfaces, la diversité des marchés d’aval et la place de la France dans la filière.
Dernières données disponibles (2024) :
Objectifs
En regroupant l’ensemble des données économiques disponibles sur la filière plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM) en France, cette étude vise à dresser un panorama aussi détaillé que possible tant de la production nationale que des marchés de l’aval de la filière, tout en intégrant les derniers chiffres du commerce extérieur français.
Méthodologie
Le travail a mobilisé différentes sources, dont certaines externes à FranceAgriMer, issues de la sphère publique (données PAC, douane française), des organisations professionnelles de la filière (Synadiet, Sniaa, Cihef, AIHP) ou de fournisseurs privés de données (Circana, OpenHealth, GOOD, Trade Data Monitor).
Résultats
En 2024, la surface occupée par les PPAM est de 69 200 ha. Après une forte progression jusqu’en 2021, elle a régressé pendant deux ans avant d’augmenter à nouveau en 2024, en lien avec l’implantation de coriandre bio encouragée par des aides surfaciques très attractives.
Les 7 000 exploitations déclarant cultiver des PPAM ont des profils multiples, les PPAM étant le plus souvent des cultures de diversification.
L’agriculture biologique dans la filière PPAM, coriandre inclue, occupe 38 % des surfaces. D’autres signes de qualité existent dans la filière tels l’IGP thym de Provence, le Label Rouge herbes de Provence et l’AOP huile essentielle de lavande de Haute-Provence.
Les transformations des PPAM sont très diverses et alimentent de multiples secteurs d'activités, de l’alimentaire à la parfumerie ou à la santé, avec des marchés très hétérogènes y compris selon les circuits de distribution.
La balance commerciale pour les plantes aromatiques et celles à usage non alimentaire (le plus souvent sèches) reste très déficitaire, certaines plantes ne pouvant être cultivées en France et les pays concurrents étant plus compétitifs. Elle est plutôt équilibrée pour les huiles essentielles, les importations françaises portant sur des volumes plus élevés avec un prix moyen plus faible que celles des exportations.
Les seuls flux de matières premières ne rendent cependant pas compte de la globalité de la filière car les PPAM sont fréquemment incorporées dans des produits finis à forte valeur ajoutée (parfums et cosmétiques) qui génèrent un excédent commercial ou dans d’autres secteurs (compléments et produits alimentaires) pour lesquels il n’existe pas de données publiques spécifiques.