Situation économique et financière des entreprises de gros de la poissonnerie
Date de publication : 18/02/2026
Objectifs
Cette étude analyse la situation économique et financière des entreprises de gros de la poissonnerie sur la période 2020-2024.
Méthodologie
L’analyse est réalisée à périmètre constant d’entreprises sur la période étudiée. Ces entreprises ont été filtrées par un modèle statistique (Mapsis), permettant d’exclure celles présentant des résultats économiques et financiers atypiques par rapport à la moyenne du secteur. Les données comptables et financières de 89 entreprises des codes NAF 46.38A et 10.20Z ont ainsi été retenues et extraites de la base Diane.
Résultats
Les résultats économiques des grossistes de la poissonnerie se dégradent encore sur l’année 2024, s’accompagnant d’une baisse du nombre de créations. Le chiffre d’affaires accuse un nouveau recul de 1,3 % entre 2023 et 2024, la ventes de produits frais ralentit du fait d’une demande toujours en berne.
Le poids financier des matières premières s’affermit légèrement entre 2023 et 2024 (76,3 % contre 75,3 %), face à l’inflation des coûts d’achat du poisson. Les grossistes de la poissonnerie maîtrisent les frais de personnel par un arrangement des horaires et des contrats cours, mais certaines charges externes sont incompressibles (loyers, consommation d’énergie des installations frigorifiques, transport,…)
La rentabilité des entreprises de grossiste en poissonnerie se dégrade en 2024. Le taux de marge commerciale s’érode légèrement sur un an mais marque une baisse de 1,3 % par rapport à 2020. La faible demande limite l’augmentation des prix de vente. L’EBE tombe à 2 % du chiffre d’affaires en 2024, le niveau le plus bas sur la période (notamment lié à la hausse de la sous-traitance logistique), et le résultat net à 1,5 %.
La situation financière des entreprises de grossistes en poissonnerie est en voie d’amélioration mais reste fragile. Le BFR, avoisinant les 28 jours en 2023, marque un léger recul entre 2023 et 2024, signe que les clients des grossistes les ont remboursés plus rapidement. La trésorerie s’est stabilisée et le niveau des fonds propres se redresse lentement. Depuis le creux de 2022, la tendance est au désendettement (49 % des fonds propres en moyenne en 2024, contre 53,2 % en 2022), mais celui-ci demeure à un niveau élevé. Après le gel des investissements pendant trois ans, ceux-ci repartent à la hausse en 2024 (doublement sur un an, à 1,2% du chiffre d’affaires), permettant de renouveler le parc d’équipements.