Consommation alimentaire des seniors entre 2007 et 2024 : entre distinction et homogénéisation des comportements alimentaires
Date de publication : 20/01/2026
Période concernée : 2007-2024
Auteurs : Consommations et valorisations alimentaires - FranceAgriMer
L’augmentation du nombre de seniors en France renforce l’intérêt d’analyser leurs comportements alimentaires. Sur 15 ans, cette étude illustre la typicité de leurs achats, leurs motivations et adaptations.
Objectifs
Face au nombre croissant de seniors en France, dresser le profil de ces consommateurs constitue un enjeu majeur. La spécificité de leurs besoins, leur longue expérience de l’alimentation et leur pouvoir d’achat important en moyenne en font des consommateurs influents. L’objectif de cette étude est d’illustrer la spécificité de leurs comportements alimentaires à la fois par rapport aux générations plus jeunes et à travers les années, et d’analyser de quelle manière ils s’adaptent aux évolutions alimentaires.
Méthodologie
Les données exploitées proviennent principalement du paneliste Worldpanel by Numerator. Elles concernent les achats des ménages pour leur consommation au domicile, quel que soit le circuit d’approvisionnement. L’analyse porte sur la période 2007-2024. Dans certains cas, des moyennes triennales sont utilisées pour lisser d’éventuels effets atypiques.
Plusieurs autres sources permettent de compléter l’interprétation de ces données, provenant d’organismes publics, de bureaux d’études et de la presse.
Résultats
En 2024, les seniors ont dépensé 40 milliards d’euros en produits alimentaires, soit 30 % du total des dépenses des ménages français. Leur panier alimentaire est composé de plus de produits frais que l’ensemble de la population, et la viande et les produits laitiers constituent les parts les plus importantes de leur budget alimentaire. Les seniors sont particulièrement résilients face aux diverses crises, avec des modes de consommation peu affectés par la crise sanitaire du covid-19, ni par la crise inflationniste grâce notamment à un pouvoir d’achat important en moyenne.
L’analyse de leurs comportements alimentaires montre qu’une partie de leurs pratiques tendent à se rapprocher de celles de l’ensemble de la population : leurs achats de plats préparés progressent et le temps passé en cuisine semble reculer. Toutefois, ils se distinguent sur d’autres aspects : ils sont moins attirés par des alternatives aux produits laitiers et carnés que la moyenne des Français, et consomment en proportion plus de produits biologiques. Leurs choix alimentaires sont davantage motivés par des préoccupations liées à la santé, au bien-être et à la qualité des produits, plus que par des considérations environnementales. Enfin, parmi les circuits d’approvisionnement, ils fréquentent davantage que la moyenne les circuits spécialisés, et parmi les circuits généralistes, ils privilégient les petites surfaces. Leur utilisation de plateformes de drive progresse, tout comme la fréquentation des « grandes surfaces frais ».