Viandes blanches : des enjeux économiques, sanitaires et alimentaires
-
Filières animales
-
Viande porcine
-
Volailles, œufs et lapins
-
Actualités
-
Consommation
-
Échanges internationaux
-
Économie des filières
-
Souveraineté alimentaire
Date de publication : 22/05/2026
© Cheick Saidou/Agriculture.gouv.fr
Le conseil spécialisé « viandes blanches » de FranceAgriMer, s’est réuni le 19 mai 2026 sous la présidence de François Valy et la vice-présidence de Jean-Christophe Parisse.
Conjoncture économique des filières porcs et volailles - 1er trimestre 2026
- Filière porcine : la consommation de viande de porc progresse mais la rentabilité des exploitations est faible
Les cotations européennes du porc se stabilisent en ce début d’année, mais reste à un faible niveau, après la forte baisse de fin 2025 en raison des cas de peste porcine en Espagne.
En France, le coût de l’aliment tend lui aussi à se stabiliser après un net recul au second semestre 2025. Mais il pourrait repartir à la hausse sous l’effet du conflit au Moyen-Orient. La rentabilité des élevages se dégrade. La consommation de viande de porc, moins chère que les autres viandes de boucherie (bovins, ovins), continue de progresser en France. La dégradation du solde français du commerce extérieur reste d’actualité. Pourtant, la France n’a pas importé davantage de produits espagnols. Touchée par la peste porcine africaine en fin d’année dernière, l’Espagne a réussi à compenser les embargos de certains pays asiatiques en réorientant ses exportations vers d’autres destinations, majoritairement en dehors de l’Union européenne.
- Filière avicole : une balance commerciale fortement déficitaire en volailles de chair
Au début de l’année 2026, les mises en place et les abattages de volailles de chair sont en repli par rapport à l’an passé. Le coût de l’aliment pour les volailles repart à la hausse depuis le début de l’année mais reste, pour l’instant, inférieur à l’an dernier. Le solde français du commerce extérieur en viandes de volailles est fortement déficitaire sur les trois premiers mois de l’année. La consommation croissante de produits élaborés et le développement de la restauration hors domicile en France participent à cette tendance de fond. Les importations françaises de viande et préparations de poulet proviennent à 94 % de pays de l’Union européenne, bien que les importations brésiliennes progressent légèrement au 1er trimestre.
Pour en savoir plus, télécharger :
- le diaporama de conjoncture présenté en séance
- les principaux indicateurs sur la filière porcine
- les principaux indicateurs sur la filière avicole
Appui aux exportateurs : poursuite des négociations pour maintenir les marchés
En marge de l’Assemblée mondiale des délégués de l’OMSA (18–22 mai), des réunions bilatérales entre la France et différents pays se sont tenues pour faire avancer les dossiers de maintien et d’ouverture des marchés à l’export. Un audit visant à présenter au Japon le système de contrôle et de surveillance français en matière d’Influenza aviaire pour lever l’embargo imposé par ce pays est notamment en discussion.
Par ailleurs, une délégation taïwanaise se rendra en France en juin prochain pour un audit de contrôle de quatre abattoirs de porc, d’un atelier de découpe, d’un élevage et d’un laboratoire.
Soutiens aux filières
- Aides de crise Influenza aviaire
Le dispositif de prise en charge d’une partie des pertes économiques liées à l’épisode d’influenza aviaire hautement pathogène 2024/25 pour les éleveurs situés en zone réglementée est clos. 101 dossiers ont été déposés pour près d’1 million d’euros. L’instruction est en cours. 74 dossiers sont déjà payés.
Le dispositif d’aide ouvert pour les éleveurs de volailles impactés par l’influenza aviaire en 2025/26 est clos depuis le 15 mai.
- Recherche et développement : 17 projets déposés dans le cadre des appels à projets CASDAR/PNDAR 2026
17 projets ont été déposés dans le secteur des viandes blanches, dont 11 dans le cadre de l’AAP « Connaissances », 4 dans le cadre de l’AAP « Démultiplication » et 2 dans le cadre de l’AAP « Co-Innovations ». La sélection des lauréats interviendra à la fin du premier semestre 2026. Pour en savoir plus sur les aides du CASDAR.
Stratégie nationale alimentation, nutrition, climat, Programme national pour l’alimentation et Programme national nutrition santé : plus de végétal et moins de viandes et charcuteries dans nos assiettes
Prévue par la loi climat et résilience du 22 août 2021, la Stratégie nationale alimentation, nutrition, climat (SNANC), fruit d’un long travail interministériel de concertation, a été publiée le 11 février 2026. Les nouveaux programmes opérationnels associés, PNA 4 (programme national pour l’alimentation) et PNNS 5 (programme national nutrition santé) ont été officialisés en avril 2026.
La Direction Générale de l’Alimentation, la Direction Générale de la Santé et le Commissariat Général au Développement Durable ont présenté aux membres du conseil les objectifs poursuivis par cette politique gouvernementale destinée à orienter les Français vers de nouvelles habitudes alimentaires afin de manger plus sainement (davantage de fruits et légumes, de légumineuses et de céréales complètes, moins de viandes rouges et de charcuteries), réduire le gaspillage et les effets de gaz à effet de serre, assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire.
Les filières ont souligné l’importance d’assurer une meilleure cohérence des politiques publiques en matière de santé, d’environnement et de souveraineté alimentaire. Elles ont également exprimé leur souhait que l’élevage ne fasse pas l’objet d’un dénigrement systématique, en mettant en avant les qualités nutritionnelles des viandes ainsi que le rôle indispensable de certains coproduits pour des usages liés à la santé.
FranceAgriMer participe à la politique alimentaire de la France, en tant qu’opérateur du programme européen « Lait et Fruits à l’école » et du Fonds social européen FSE+ (aide alimentaire aux plus démunis). L’établissement suit également l’évolution de la consommation de viande par la population française.