Actualités
FranceAgriMer a publié sur son site une analyse de l’impact des Investissements Directs Étrangers (IDE) sur les exportations françaises de produits céréaliers. L’étude propose d’abord un bilan global des IDE dans le secteur entre 2003 et 2024, puis se concentre sur les effets possibles pour les exportations françaises de produits céréaliers. Ces travaux s’ajoutent aux recherches déjà menées sur le sujet en 2023 (Étude des effets des IDE agroalimentaires sur les exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires).
Sur la période 2003 et 2024, la France est la 5e destination mondiale avec 779 projets d’investissements dans le secteur agricole et agroalimentaire. La France est le 7e pourvoyeur d’IDE avec plus de 880 projets issus d’entreprises françaises.
Début avril, s’est tenue la 11ème édition des Journées Export Agro permettant à plus de 1 290 participants de mieux appréhender les marchés à l’export, d’anticiper les évolutions sectorielles et de saisir des opportunités de marché. Cette semaine a été ponctuée de 9 webinaires :
- Webinaires thématiques : agréments à l’export, volontariat international en entreprise (V.I.E.), outils financiers, promotion à l’export ;
- Webinaires régionaux : Philippines, Maroc, pays nordiques (Suède et Danemark), Allemagne,États-Unis/Chine.
Le 26 mars 2026, le Parlement européen a approuvé les propositions réglementaires de la Commission visant à mettre en œuvre l’accord politique de Turnberry (27 juillet 2025) en y intégrant plusieurs amendements :
- « Sunrise Clause » : l’Union européenne ne pourra mettre en œuvre les réductions tarifaires accordées aux produits américains importés que si les États-Unis ont mis en place, de façon stable, des droits de douane sur les produits importés de l’UE qui ne dépassent pas le taux de référence de 15% tel que décrit dans l’accord de Turnberry.
- « Sunset Clause » : le règlement ne s’appliquera que jusqu’au 31 mars 2028. Son renouvellement ne sera possible qu’à la suite d’une analyse approfondie des impacts du règlement.
- Clauses de suspension et de sauvegardes renforcées : l’UE pourra, par exemple, suspendre l’application du règlement si les Etats-Unis mettent en place des droits de douane supérieurs à 15%, s’ils menacent de le faire pour faire pression sur l’Union européenne dans le cadre d’autres politiques ou s’ils menacent l’intégrité territoriale d’un État membre. L’UE pourra également suspendre, en partie ou en totalité, l’application du règlement si l’on observe une hausse des importations américaines de plus de 10% pour un ou des produits déterminés.
Ce texte amendé par le Parlement européen, doit encore être validé en trilogue avec les États membres et la Commission. Le Parlement européen, par ces amendements, a souhaité mieux sécuriser le dispositif proposé par la Commission en se protégeant d’éventuelles pratiques abusives.
Dans le cadre d’un paquet global d’accords signé le 2 mars 2026, l’UE et la Suisse instaurent concrètement une « zone commune de sécurité sanitaire des aliments » (« Common Food Safety Area »). La Suisse s’aligne ainsi sur les règles de l’UE en matière de santés animale et végétale et de sécurité sanitaire des aliments. Elle conserve ses normes plus strictes en matière d’OGM et de bien-être animal.
L’Union européenne et l’Australie ont annoncé le 24 mars, la conclusion d’un accord de libre-échange et d’un partenariat de sécurité-défense. Si l’accord est approuvé par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, des contingents tarifaires agricoles2 seraient accordés à l’Australie. L’UE obtiendrait, pour sa part, de meilleures conditions d’accès au marché australien (vins et alcools, produits laitiers, confiseries, boulangerie) et la reconnaissance d’indications géographiques, dans certaines limites car l’Australie utilisait historiquement certaines mentions.
2Viande bovine (35 000 t dont 30 600 t de nouveaux contingents), viande ovine (25 000 t), produits laitiers (poudre de lait écrémé 8 000 t, beurre 2 000 t et lactosérum 2 000 t), sucre (44 925 t de sucres bruts et 4 000 t de sucres transformés), éthanol (10 000 t), mais doux (800 t), gluten de blé (20 000 t), amidon et dérivés (1 000 t).
L’accord commercial intérimaire UE-Mercosur entrera en vigueur provisoirement à partir du 1er mai 2026, en attendant son éventuelle ratification par le Conseil de l'UE et après approbation du Parlement européen, qui en pérenniserait les modalités. En conséquence, 92 % des droits d’importations seront supprimés pour les produits en provenance du Mercosur entrant dans l'UE. Cependant, les produits agricoles les plus sensibles (viande bovine, viande de volaille, sucre, éthanol, céréales, ail, etc.) ne seront que partiellement libéralisés via des contingents tarifaires.3 Le règlement européen du 11 mars 2026, opérationnalisant la clause de sauvegarde bilatérale prévue par l'accord, entrera en vigueur à la date d'application provisoire de l'accord (1er mai 2026).
3 (Annexe 2A) Les principaux contingents d’importations agricoles à tarif réduit accordés au Mercosur seront ouverts progressivement sur 6 ans et atteindront donc leur taille maximale en 2031 : viande bovine (99 000 t à 7,5% de droits et libéralisation d'un contingent existant de 60 940t à 20% de droits), volaille (180 000 t à droits nuls), sucre (libéralisation d'un contingent existant de 180 000 t à 98€/t), éthanol (650 000 t, dont 450 000 t à droits nuls et 200 000 t à - 60%), maïs-sorgho (1 000 000 t à droits nuls), ail (15 000 t à droits nuls), biodiesel paraguayen (50 000 t à droits nuls), riz, produits laitiers etc. Les agrumes (orange, citrons et mandarines) font aussi partie de la surveillance prévue par le règlement sauvegarde, même s'ils ne sont pas contingentés.
Malgré la guerre au Moyen-Orient, les coûts du transport maritime sont restés plutôt stables durant le premier trimestre 2026. En comparant trois routes maritimes à la date du 9 avril 2026, le prix médian port-à-port d’un conteneur réfrigéré de 40 pieds s’élève à 1 702 USD pour le trajet « Le Havre – Shanghai » et à 6 581 USD pour un « Marseille – Abidjan », des prix stables sur trois mois. En revanche, la liaison « Le Havre – New York » affiche quant à elle une hausse sur la même période, avec un prix médian de 6 656 USD.
Au 9 avril 2026, l’indice de taux de fret maritime UFI4 pour le couloir « Europe – Asie » s’établit à 51,5 , marquant une légère baisse de 2,35 % sur les 3 derniers mois. Sur le trajet inverse « Asie – Europe », l’indice atteint 140,8, en recul de 6,11 %. Enfin, le couloir « Europe – Amérique du Nord (côte est) » enregistre un indice de 121,63, soit une diminution plus marquée de 13,05 %.
Il convient néanmoins de souligner que la hausse du taux de fret maritime UFI liée à la guerre en Iran sera progressive et non immédiate, car le marché maritime réagit avec un décalage de plusieurs semaines aux chocs exogènes.
4L'indice UFI pour le maritime est l'indice de prix développé par Upply pour mesurer l'évolution des taux de fret maritime conteneurisé. L'UFI maritime d'Upply ne se concentre donc pas sur le vrac ou d'autres segments du transport maritime. L'UFI maritime d'Upply suit l'évolution des prix facturés (mix spot et contractuels) sur différents axes maritimes majeurs, avec des données basées sur un conteneur standard surélevé 40 pieds (40' HC DRY) pour des marchandises sèches non dangereuses en port à port (Terminal Handling Charges/frais de manutention au terminal incluses – THC). L'indice utilise une base 100 (2 janvier 2017).
À compter du 1er juin 2026, le décret 280 des autorités chinoises entre en application, faisant évoluer les modalités d’enregistrement et de renouvellement des agréments des établissements exportateurs vers la Chine.
Les autorités chinoises, via la General Administration of Customs of China (GACC), ont mis en place, sous conditions, un dispositif de renouvellement automatique pour certaines catégories de produits. La viande et les produits à base de viande, ainsi que les nids d’hirondelles et leurs produits dérivés, restent cependant soumis à une procédure de renouvellement classique. À ce stade, les textes d’application n’ayant pas encore été officiellement publiés par la GACC, certaines modalités restent à confirmer. Il est recommandé aux opérateurs de se rapprocher de leurs fédérations ou associations professionnelles afin de suivre les évolutions applicables à compter du 1er juin 2026. Des précisions complémentaires devraient être disponibles d’ici juin.
Par ailleurs, les agréments pour plusieurs catégories de produits dont l’agrément arrive à échéance au 30 novembre 2026 doivent être renouvelés, notamment : huiles végétales comestibles, pâtes farcies, légumes frais et déshydratés, noix et graines, fruits secs, préparations pour nourrissons à base de soja, alimentation santé, produits de la meunerie et malt, ainsi que les assaisonnements. Les opérateurs sont invités à vérifier la validité de leur agrément sur CIFER Query et, en cas de besoin, à se rapprocher en priorité de leurs fédérations ou associations professionnelles.
Pour toute question, l’unité export de FranceAgriMer reste disponible à l'adresse suivante : Contact
La formation aux missions de courte durée à l’international, organisée par l’ENSV-FVI avec la participation de FranceAgriMer, est renouvelée pour 2026. Elle se déroulera à Montreuil du 10 au 12 juin et aura pour objectifs de préparer et d’appuyer les agents souhaitant réaliser des missions d’expertise dans le cadre de la coopération internationale. L’inscription est possible jusqu’au 15 mai 2026.
Dernières études
- Etude sur les impacts des IDE sur les exportations françaises de produits céréaliers - 2026 03/04/2026 - pdf – 4.14 MB
- Etude sur les effets des IDE agroalimentaires sur les exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires - 2023 01/12/2023 - pdf – 2.12 MB
- Étude sur les opportunités de débouchés du marché de la Belgique pour les produits agricoles et agroalimentaires français - 2023 01/09/2023 - pdf – 33.15 MB
- Étude sur les opportunités de débouchés du marché des Pays-Bas pour les produits agricoles et agroalimentaires français - 2023 01/09/2023 - pdf – 8.80 MB