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Le partage de l’euro alimentaire : première estimation incluant la restauration

La Lettre de l'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires du mois de décembre vient de paraître. Pour la première fois, la restauration est prise en compte dans "l’euro alimentaire", analyse macroéconomique du partage de la valeur dans la chaîne alimentaire qui était jusqu’ici limitée aux achats en magasins.
Mots-clés : Grandes cultures, Sucre, Lait, Viandes, Fruits et légumes, Pêche et aquaculture, Autres filières, Céréales, Viandes blanches, Viandes rouges
l'euro alimentaire

Les résultats portent sur 2012, les données plus récentes n’étant pas encore disponibles.

En 2012, les 227 M€ de consommation alimentaire des ménages - la restauration étant incluse pour la première fois dans cette analyse - incluent 9% de taxes, 10,5% d’importations alimentaires, 13,5% de production agricole domestique et 67% de valeurs crées en aval de l’agriculture. Outre les taxes et importations alimentaires déjà isolées, cette consommation alimentaire induit pour 65,7% de valeurs ajoutées dans toutes les branches de l’économie et contient pour 14,8% d’importations de biens intermédiaires.
Sur 65,7 € de valeur ajoutée induite par 100 € de consommation alimentaire restauration incluse, l’agriculture reçoit 6,8 € (un peu plus de 10% de la valeur ajoutée induite totale), les industries alimentaires 11,5 €, les autres industries 3,2 €, la restauration 14,2 € ; les 30 € restant sont perçus par le commerce (15,6 €) et les services (14,4 €).
2,6 millions d’équivalents temps plein sont mobilisés pour assurer la consommation alimentaire, dont le sixième dans l’agriculture. La consommation alimentaire contribue pour 37% au revenu brut de la branche agricole, dont 4,5% imputable à la restauration, le reste provenant de l’exportation (27%), des subventions (26%) et d’autres demandes intérieures, non alimentaires.
Ces résultats proviennent de calculs réalisés sur les tableaux entrées-sorties élaborés par l’Insee pour Eurostat. Ces données ont été adaptées pour intégrer la restauration aux dépenses alimentaires, exclure le tabac et inclure les marges de commerce et de transport et les taxes.

Pour en savoir plus, consulter ci-dessous la dernière lettre de l'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires ci-dessous.

Toutes les données, études et rapports de l'Observatoire sont disponibles sur son site internet dédié : https://observatoire-prixmarges.franceagrimer.fr

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